A la suite de la décision du préfet d’accorder le permis de construire pour le projet de terminal méthanier, les principaux membres du collectif « Sauvons le Clipon » se sont exprimés.
Ainsi, l’ADELFA - soit l’association de défense de l’environnement du littoral Flandre-Artois - ainsi que les Verts du dunkerquois ont tenu à cette occasion à resituer leur prise de position quant à ce projet.
Aujourd’hui, dans l’édition dunkerquoise de la Voix du Nord, ces deux engagements furent exposés avec notamment comme point commun l'insistance sur l’enquête publique escomptée pour l’automne.
Ayant déjà exposé ici la prise de position des Verts du dunkerquois sur ce sujet, voici ci-dessous le communiqué de presse in extenso qu’a adressé l’ADELFA sur ce dossier.
Bonne lecture.
Post-scriptum : l'image illustrant la note de blog dénommée "L'ADELFA s'exprime sur le dossier du Clipon" émane de l'article de la Voix du Nord dans son édition des 18 et 19 mai 2008. Signé Olivier Dufourg, il est consacré à la manifestation organisée la veille par le collectif "Sauvons le Clipon".
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COMMUNIQUE DE L'ADELFA
L'arrêté préfectoral accordant à EDF un permis de construire un terminal méthanier sur la zone du Clipon est, de l'avis de l'ADELFA, de nature à entretenir la confusion parmi la population. En effet beaucoup risquent d'en déduire que le projet est « sur les rails » et que l'enquête publique annoncée ne sera plus qu'une simple formalité avant que le Préfet ne donne une autorisation définitive.
Ce dernier s'appuie sur le Code d'Urbanisme pour justifier sa décision. Une lecture de texte démontre que l'attribution d'un permis de construire pour une Installation Classée pour l'Environnement (ICPE) doit être précédée d'une enquête publique. A notre connaissance, celle-ci n'a pas eu lieu.
D'autres lacunes apparaissent dans le processus actuel. Ainsi si le Port a communiqué à l'ADELFA à sa demande des résultats d'études, il n'en va pas de même d'EDF qui se refuse à porter à connaissance les informations qu'elle détient.
L'ADELFA rappelle qu'elle n'a jamais formulé d'opposition de principe à la construction d'un terminal méthanier. Elle persiste à estimer qu'une réalisation en mer (dite « off shore ») comme il en existe ailleurs, aurait permis de réduire les impacts sur les milieux naturels et la biodiversité mis à mal, sur l'activité portuaire qui sera entravée par les évolutions très réglementées des méthaniers, sur l'accroissement des risques technologiques dans un secteur abondamment pourvu de sites Seveso, centrale nucléaire comprise.
Il est évident au demeurant que le permis de construire délivré par le Préfet s'applique à une opération exclusivement financière en faveur de ses promoteurs. Dans le contexte actuel de crise économique, la rentabilité de ce projet largement concurrencé à l'échelle européenne et même nationale, n'est pourtant guère prouvée.
De plus les répercussions en terme d'emplois sont très limitées au regard de l'investissement annoncé. Hormis ses intentions avouées de prélever encore un peu plus d'argent dans la poche des ménages, avec un endettement de près de 25 milliards d'€, EDF est bien incapable de présenter un plan d'investissement cohérent.
Il est enfin surprenant que la décision préfectorale coïncide avec l'annonce par l'Etat de l'abandon d'une autre projet, celui du Verdon. Une fois encore, on constate que certaines populations moins nanties sur le plan environnemental (Le Verdon, c'est Royan et le Médoc) et moins bien défendues dans ses intérêts majeurs par ses élus (Le Verdon, c'est M. Bussereau, ministre de la République ), seraient vouées, et elles seules, à cohabiter avec des installations comportant le plus de risques.
Le 31 juillet 2009