samedi, 29 août 2009

De Dunkerque à Copenhague : le plein d'énergie pour la rentrée

 

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Le blog Carnet de route d’un écolo dunkerquois a pris deux pleines semaines de relâche estivale indispensables à préparer au mieux la rentrée qui s’annonce d’emblée passionnante.

 

Ce laps de temps fut consacré, entre autres choses, à une participation aux dynamiques journées d’été des Verts et du rassemblement des écologistes tenus cette année dans la cité de Nîmes.

 

A cette occasion, je me suis consacré plus particulièrement à l’animation de trois réunions publiques consacrées aux questions énergétiques et climatiques.

 

Parmi ces réunions, je noterai particulièrement le forum intitulé « Donner un prix au carbone » et consacré à la contribution climat énergie appelé trop communément la taxe carbone.

 

Ce sujet épineux émailla tout l’été depuis l’établissement de la conférence d'experts en début juillet et continuera de l’être jusqu’à sa mise en œuvre prévue en 2010.

 

Par les discussions profuses ainsi suscitées, il sert de révélateur au volontarisme - avéré ou de façade - des acteurs en vue de mener à bien la nécessaire transformation écologique de l’économie.

 

Nombreux sont les Pinocchios de l’environnement qui, en lieu et place des discours laudateurs sur leur engagement lors du Pacte écologique puis du Grenelle de l‘environnement, sont désormais aux abonnés absents…

 

L’issue des discussions à ce propos sera attendue alors même que des instruments internationaux complémentaires devront être adoptées à la conférence sur le climat de Copenhague à la fin de cette année.

 

Les Verts du dunkerquois seront donc de nouveau sur le pont en cette rentrée pour les indispensables mobilisations pour le devenir du littoral et bien au-delà.

 

Un sujet à suivre très attentivement.

 

Post-scriptum : l’image illustrant cette note de blog - "De Dunkerque à Copenhague : le plein d'énergie pour la rentrée" - est la couverture du quotidien Publico dans son édition du 22 avril 2009 qui, célébrant la journée de la terre, consacra un dossier aux énergies renouvelables avec une focale sur le développement des fermes éoliennes au Portugal.

dimanche, 16 août 2009

Dunkerque : quand « L’horreur industrielle devient belle »…

 

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« L’horreur industrielle devient belle » est le titre - pour le moins interrogateur au demeurant - d’un article paru dans Le Phare dunkerquois et publiée dans son édition de mercredi 12 août dernier.

 

La phrase fut tirée de l’interview de Philippe Chevallier du groupe Felipecha dont il sert de phrase d’accroche et méritait sans doute qu’on y regarde de plus prés afin de voir clair.

 

Le dit article de l’hebdomadaire fait suite au succès d‘« Un petit peu d’air » soit l’un des principaux titres du premier album de Felipecha dénommé « De fil en aiguille » qui parut en septembre 2008.

 

L’origine de l’intérêt liminaire porté par l’hebdomadaire à la chanson proprement dite tient pour l’essentiel au lieu de tournage du clip à savoir le littoral dunkerquois intervenu en janvier dernier.

 

Plus encore, l’intérêt se situe comme déjà indiqué dans une note dénommée « Un petit peu d’air à Dunkerque » dans le décalage entre les paroles et l’impression qu’on peut retirer de prime abord de la région dunkerquoise.

 

Comme souligné dans l‘article, un des objets sous-jacents au clip était de mettre davantage en valeur la cité dont l’image est pour le moins marquée par la pollution ce qui est tout sauf étonnant…

 

Plus largement, la vidéo d’« Un petit peu d’air », met en exergue quelques un des principaux lieux symboliques de l'agglomération dunkerquoise dans sa pleine diversité.

 

De la Reine des plages du Nord à Malo-les-Bains à la digue du Braek à l'ombre des hauts fourneaux d'Arcelor-Mittal Dunkerque est ainsi passé en revue un littoral et toutes ses contradictions et ses beautés insolites.

 

Un clip à (re)découvrir

 

Post-scriptum : la belle image illustrant cette note de blog - Dunkerque : quand « L’horreur industrielle devient belle »… - est tirée de l'objectif de Jürgen Nefzger dans son périple sur le littoral dunkerquois. Prise depuis la digue du Braek, elle représente une partie du complexe sidérurgique d'Arcelor-Mittal Dunkerque. Je reviendrai trés prochainement sur le sens politique recélé par les photos de cet auteur.

jeudi, 13 août 2009

Centrale nucléaire de Gravelines : "Incident", "Anomalie",...

 

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En matière de communication, on ne peut que « s’incliner » devant le sens de la litote dont usent et abusent surtout les responsables des installations considérées dangereuses pour les salariés et les populations riveraines.

 

Cet « art » de la litote prend un relief tout particulier dans la région dunkerquoise qui compte treize sites classés seveso soit dont la dangerosité de l'activité nécessite des mesures de protection particulières…

 

Mais plus encore cet « exercice de style » passe un cap concernant la centrale nucléaire de Gravelines avec le sens de l’a propos dont témoigne à intervalles réguliers la direction de ce site atomique.

 

Nous avons pu en avoir un exemple criant avec l’incident survenu dimanche au sein de ce qui constitue l’une des plus puissantes installations de production d’électricité dans le monde.

 

Ainsi, suite à la suspension de la barre d’uranium au sein du réacteur n°1, la direction de la centrale s’est empressée d’affirmer que tout était sous contrôle et de minorer fortement l’évènement.

 

Le jargon ainsi employé ravale à dessein l'évènement au rang de probléme technique et évitant de trop l'associer à la litanie des accidents industriels ayant égrèné l'actualité ces dernier mois.

 

La direction de l'installation indiqua ainsi qu’en cas de chute de la barre d’uranium « les conséquences radiologiques à l'extérieur du site seraient très inférieures aux valeurs réglementaires pour la population ».

 

Dans la même logique, les possibles conséquences « ne nécessiteraient pas d'actions de protection vis-à-vis des salariés de la centrale, de la population et de l'environnement  ».

 

Par un effet de syllogisme, on ne peut qu’en déduire que dans le cas où la barre d’uranium tomberait effectivement l’enceinte même du bâtiment du réacteur n°1 ce dernier pourrait ainsi devenir inutilisable.

 

De ce constat émergea notamment l’argumentée prise de position associative intitulée « Accident nucléaire de Gravelines : le tour de France des accidents industriels continue ».

 

Emanant conjointement de l’ADELFA - qui regroupe les associations environnementales du littoral Flandre-Artois - avec France Nature Environnement, le communiqué décrypte point par point cet évènement.

 

Une affaire à suivre trés attentivement.

 

Post-scriptum : l'image utilisée pour cette note de blog "Centrale nucléaire de Gravelines : "Incident", "Anomalie",..." est la couverture de Nord Eclair dans son édition de ce jour accompagnant notamment un article titrant "Réacteur sous surveillance". 

mardi, 11 août 2009

Nouvel incident à Gravelines : le nucléaire en question

 

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Nouvel incident à Gravelines : le nucléaire en question

Communiqué de presse des Verts du dunkerquois du 11 août 2009

Depuis des mois, la direction de la centrale nucléaire de Gravelines s’ingénie à faire croire que la sécurité de l’installation atomique s’est nettement améliorée ce que l’incident significatif survenu dimanche vient démentir de manière cinglante.

A la suite du dernier incident en date, la dite direction a récité comme de coutume son chapelet sur l’air de « Jusqu’ici tout va bien… » où nombreuses sont les omissions et échappatoires pour ne pas aborder les sujets sensibles qui fâchent.

Ainsi est passée sous silence la multiplication prévisible des incidents de ce type en raison du vieillissement des installations alors même qu’EDF entend prolonger au-delà des 40 ans la vie des réacteurs concernés…

Contre cette logique dangereuse, les Verts du dunkerquois réaffirment leur volonté d’une sortie progressive du nucléaire et la nécessité de s’engager de façon massive dans la maîtrise de la consommation et les énergies renouvelables.

A ce titre, les Verts du dunkerquois ont soutenu la démarche de l’association Virage Energie Nord-Pas-de-Calais dont l’étude sur la centrale nucléaire de Gravelines fut récompensée par le prix Eurosolar en 2008.

Cette étude a démontré la compatibilité de la non-prolongation de l’activité de la centrale nucléaire de Gravelines à l’horizon 2020-2030 avec la sécurité de l’approvisionnement électrique et la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre pour le Nord-Pas-de-Calais.

 

Post-scriptum : l'image de la note de blog dénommée " Nouvel incident à Gravelines : le nucléaire en question " est la couverture de la revue espagnole El Ecologista dans son édition de mars dernier consacrée justement à la question du nucléaire comme fausse réponse à la crise énergétique.

samedi, 08 août 2009

Coquillages et méthaniers sur les plages de Dunkerque

 

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Pour avoir un aperçu large et didactique du projet de terminal méthanier sur la zone naturelle du Clipon, je vous conseille la lecture de ce reportage intitulé « Coquillages et méthaniers sur les plages de Dunkerque ».

 

Y sont interviewés Jean Sename et Bernard Bril, présidents respectivement de l’ Assemblée de défense de l’environnement du littoral Flandre-Artois et du Groupe ornithologique et naturaliste du Nord-Pas-de-Calais.

 

Bonne lecture.

Post-scriptum : l'image de la note de blog "Coquillages et méthaniers sur les plages de Dunkerque" fut prise depuis la zone du Clipon vers l'Est. On peut apercevoir notamment plusieurs sites industriels classés Seveso donc considérés comme dangereux.

vendredi, 07 août 2009

"Sauvons le Clipon" s'exprime dans Libélille

 

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Le permis de construire délivré le 28 juillet dernier par le préfet du Nord à EDF pour le projet de terminal méthanier dans la zone naturelle du Clipon continue de susciter des réactions dans les médias.

 

Ainsi, Jean Sename, président de l’Assemblée pour la défense de l’environnement du Littoral Flandres-Artois, a accordé sur ce sujet une interview à la correspondante de Libération dans le Nord-Pas-de-Calais.

 

Intitulée « Nos élus ont la boulimie pour les usines à risque », l’interview constitue un résumé des prises de positions de cette fédération d’associations environnementales présentes sur le littoral.

 

Les lecteurs de Carnet de route d‘un écolo dunkerquois  ainsi que de Grains de sel et plus largement les observateurs du projet de terminal méthanier ne seront pas étonnés par cette nouvelle prise de position.

 

Elle fait suite notamment à celle exprimée dans le numéro du Phare dunkerquois paru mercredi dernier au travers de l’article dénommé « Une décision de nature à entretenir la confusion »

 

A découvrir.

 

post-scriptum : l'image qui illustre cette note de blog titrant " « Sauvons le Clipon » s'exprime dans Libélille " émane de Dunkerque Pollution.

lundi, 03 août 2009

Rejoignez "Sauvons le Clipon" sur Facebook

 

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Dans les derniers échanges entourant le projet de terminal méthanier dans la zone naturelle du Clipon, deux constats liés fortement l'un à l'autre en sont ressortis.

 

A l’instar de ce qu’a indiqué Dunkerque Pollution suite à la décision préfectorale d’accorder un feu vert partiel au projet, « Terminal méthanier : un permis qui n’engage à rien »…

 

De même, comme l’ont rappelé l’ADELFA et les Verts du dunkerquois - principaux membres du collectif « Sauvons le Clipon » -, le combat continue avec comme premier échéancier l’enquête publique.

 

Afin d’informer au mieux les nombreuses personnes qui souscrivent aux prises de position du collectif ainsi que celles de ses membres, avait été mis en place sur Facebook un groupe dénommé justement « Sauvons le Clipon ».

 

Rejoignez-nous.

 

post-scriptum : la photo mise en exergue pour cette note de blog dénommée "Rejoignez "Sauvons le Clipon" sur Facebook" représente une sterne naine se mouvant dans la zone naturelle du Clipon.

samedi, 01 août 2009

L'ADELFA s'exprime sur le dossier du Clipon

 

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A la suite de la décision du préfet d’accorder le permis de construire pour le projet de terminal méthanier, les principaux membres du collectif « Sauvons le Clipon » se sont exprimés.

 

Ainsi, l’ADELFA - soit l’association de défense de l’environnement du littoral Flandre-Artois - ainsi que les Verts du dunkerquois ont tenu à cette occasion à resituer leur prise de position quant à ce projet.

 

Aujourd’hui, dans l’édition dunkerquoise de la Voix du Nord, ces deux engagements furent exposés avec notamment comme point commun l'insistance sur l’enquête publique escomptée pour l’automne.

 

Ayant déjà exposé ici la prise de position des Verts du dunkerquois sur ce sujet, voici ci-dessous le communiqué de presse in extenso qu’a adressé l’ADELFA sur ce dossier.

 

Bonne lecture.

 

Post-scriptum : l'image illustrant la note de blog dénommée "L'ADELFA s'exprime sur le dossier du Clipon" émane de l'article de la Voix du Nord dans son édition des 18 et 19 mai 2008. Signé Olivier Dufourg, il est consacré à la manifestation organisée la veille par le collectif "Sauvons le Clipon".

 

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COMMUNIQUE DE L'ADELFA

 

L'arrêté préfectoral accordant à EDF un permis de construire un terminal méthanier sur la zone du Clipon est, de l'avis de l'ADELFA, de nature à entretenir la confusion parmi la population. En effet beaucoup risquent d'en déduire que le projet est « sur les rails » et que l'enquête publique annoncée ne sera plus qu'une simple formalité avant que le Préfet ne donne une autorisation définitive.

 

Ce dernier s'appuie sur le Code d'Urbanisme pour justifier sa décision. Une lecture de texte démontre que l'attribution d'un permis de construire pour une Installation Classée pour l'Environnement (ICPE) doit être précédée d'une enquête publique. A notre connaissance, celle-ci n'a pas eu lieu.

 

D'autres lacunes apparaissent dans le processus actuel. Ainsi si le Port a communiqué à l'ADELFA à sa demande des résultats d'études, il n'en va pas de même d'EDF qui se refuse à porter à connaissance les informations qu'elle détient.

 

L'ADELFA rappelle qu'elle n'a jamais formulé d'opposition de principe à la construction d'un terminal méthanier. Elle persiste à estimer qu'une réalisation en mer (dite « off shore ») comme il en existe ailleurs, aurait permis de réduire les impacts sur les milieux naturels et la biodiversité mis à mal, sur l'activité portuaire qui sera entravée par les évolutions très réglementées des méthaniers, sur l'accroissement des risques technologiques dans un secteur abondamment pourvu de sites Seveso, centrale nucléaire comprise.

 

Il est évident au demeurant que le permis de construire délivré par le Préfet s'applique à une opération exclusivement financière en faveur de ses promoteurs. Dans le contexte actuel de crise économique, la rentabilité de ce projet largement concurrencé à l'échelle européenne et même nationale, n'est pourtant guère prouvée.

 

De plus les répercussions en terme d'emplois sont très limitées au regard de l'investissement annoncé. Hormis ses intentions avouées de prélever encore un peu plus d'argent dans la poche des ménages, avec un endettement de près de 25 milliards d'€, EDF est bien incapable de présenter un plan d'investissement cohérent.

 

Il est enfin surprenant que la décision préfectorale coïncide avec l'annonce par l'Etat de l'abandon d'une autre projet, celui du Verdon. Une fois encore, on constate que certaines populations moins nanties sur le plan environnemental (Le Verdon, c'est Royan et le Médoc) et moins bien défendues dans ses intérêts majeurs par ses élus (Le Verdon, c'est M. Bussereau, ministre de la République ), seraient vouées, et elles seules, à cohabiter avec des installations comportant le plus de risques.

 

Le 31 juillet 2009 

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