samedi, 04 juillet 2009
Un petit peu d'air à Dunkerque
Depuis quelques semaines me trotte, de manière lancinante, dans la tête « Un petit peu d’air » du groupe Felipecha soit la chanson titre de leur premier album dénommé « De fil en aiguille ».
Par-delà les paroles de la dite chanson, c’est son doux titre qui prend une résonance particulière, si ce n’est passablement ironique, par le simple fait que le clip fut tourné sur le littoral dunkerquois…
Tout au long du clip d‘« Un petit peu d’air », on suit, l’oreille plongée dans les paroles, les déambulations des membres de Felipecha sur certains lieux - ô combien familiers - de l’agglomération.
Ainsi, la chanson poursuit son cours avec comme arrière-plans les rues de Malo-les-Bains, le sable de la Reine des plages du Nord et les blockhaus perdus dans les dunes de Leffrinckoucke et Zuydcoote.
En regardant de cette manière le clip, il s’apparenterait à une jolie carte postale vidéo que l’on rangerait à côté de celle d’« Un baiser » d’Alain Souchon dans l'album « Au ras des pâquerettes ».
Les deux chansons ont comme point commun de se dérouler sur les plages situées entre Malo-les-Bains et Bray-Dunes mais s’arrêter là serait perdre de vue l’ironie qui transparaît dans le titre.
Le côté esthétisant du clip rappelle l’émission que Thalassa avait consacré le 29 mai dernier à la cité de Jean Bart avec de belles vues sur la mer du Nord, la plage et les façades de la digue de mer.
Pourtant, la chanson commence par la phrase « Un petit peu d’air ne me fera pas de mal » ce que ne renieraient pas, loin s’en faut, bon nombre d’habitants du littoral insatisfaits de la « qualité » de l’air y prévalant…
D’autres images prennent ainsi tout leur sens avec la randonnée d’un membre du groupe dans la zone portuaire avec notamment son cortège de cathédrales industrielles qui impriment leurs marques sur le paysage.
Ainsi, on le voit parcourir la digue du Braek avec une vision des hauts fourneaux d‘Arcelor-Mittal Dunkerque, déambuler dans la zone du Clipon à proximité du terminal roulier de la Norfolkline.
A quelques encablures de là se trouve le terrain proche de l'avant-port Ouest de Dunkerque où est projeté un terminal méthanier soit une activité symptomatique d'un mal-développement économique.
Ce projet est combattu depuis son annonce par le collectif "Sauvons le Clipon" qui avait notamment mené sur ce site une action importante au printemps 2008.
Ce faisant, le clip permet en quelques minutes d'avoir un aperçu rapide de certains des endroits les plus emblématiques de l'agglomération dunkerquoise mais aussi de toutes ses contradictions.
Un clip à découvrir donc.
vendredi, 03 juillet 2009
L'Adelfa met ses Grains de sel dans le débat !

Dans « Pollutions dunkerquoises…?! », j’avais abordé la fameuse « étude » faisant croire à l’absence de lien de causalité entre les pollutions industrielles et l’état sanitaire sur le littoral dunkerquois….
Lors de sa présentation, le mardi 23 juin dernier dans le cadre du SPPPI, les associations environnementales soulignèrent les contradictions de l’étude ainsi donc que les conclusions qui en furent retirées par ses commanditaires.
Ces acteurs de la société civile sont regroupées pour l’essentiel au sein de l’Association de défense de l’environnement du littoral Flandre Artois plus connues via son acronyme l’ADELFA.
Cette fédération associative dispose d’un trimestriel, Grains de sel, qui met en exergue les décalages déroutants entre les professions de foi sous le sceau du développement durable d’industriels et une réalité fort éloignée.
Dans son numéro de juin-juillet, Grains de sel aborde cette déplorable dichotomie au travers de l’éditorial signé de Jean Sename, président de l’ADELFA, judicieusement intitulée « Bonnes intentions et coups fourrés ».
Y sont pointés du doigt les « discours (creux) sur le développement durable » avec des exemples étayés du projet de terminal méthanier, le devenir du port de Dunkerque et la situation de l’emploi dans l’agglomération.
Une belle édition de Grains de sel à découvrir et à essaimer autour de soi.
Post-scriptum : Le dessin mise en avant dans cette note de blog dénomméé "L'ADELFA met ses Grains de sel dans le débat" émane de Pessin et fut publié dans le Monde. La phrase interrogative du personnage principal "Est-ce qu'au moins c'est trés utile ce qu'on fabrique ici ?" traverse notre champ de réflexions face au modéle économique dominant dans le dunkerquois.
lundi, 29 juin 2009
Fructôse fait son festival Suikerklontje !

Dans mes pérégrinations régulières sur la zone portuaire dunkerquoise, le Môle 1, situé en face de l’Université du Littoral, tient une place spécifique avec notamment le Jokelson et la Halle aux sucres.
Ce lieu prendra une résonance particulière ce samedi 4 juillet, et ce à partir de 16 h, avec le festival Suikerklontje organisée par la jeune et dynamique association Fructôse.
Néé au printemps 2008, Fructôse a, selon ses passionnés initiateurs, pour finalité de faire prendre racine sur le Môle 1 « un espace de vie et d’échanges ».
Au plaisir donc de vous voir nombreux samedi prochain au festival Suikerklontje pour découvrir plus avant ce travail effectué depuis plus d'un an déjà.
A diffuser trés largement l'annonce de cet évènement.
dimanche, 28 juin 2009
Pollutions dunkerquoises... ?!

Après quelques jours de coupure, je reviens sur Carnet de route d’un écolo dunkerquois illustrer quelque peu l’actualité au sens large du terme de ce pan du littoral de la Mer du Nord.
La lecture de la Voix du Nord dans l’édition dunkerquoise de jeudi dernier n’a pas manqué d’engendrer de fort nombreuses réactions du style « heureusement que le ridicule ne tue pas ».
L’objet de l’ire - ô demeurant notablement confirmé - tient à un article au titre pourtant apparemment neutre à savoir « Rejets industriels : quel impact sanitaire sur les populations ? ».
Y furent exposés les attendus d’une étude rendue publique le mardi précédent dans le cadre d’une réunion du Secrétariat Permanent pour la prévention des pollutions industrielles - Côte d’Opale Flandre.
Ayant commandité la dite étude, il n’est pas certain que cette instance ait réellement remplie son office au regard des conclusions pour le moins surréalistes qui en sont ressorties.
La question tenant de fil conducteur à ce travail de recherche était somme toute usuelle à savoir « L'activité industrielle a-t-elle un impact direct sur la santé des Dunkerquois ? ».
Or ce qui l’était moins fut la réponse qui se trouva négative comme si les émanations massives de polluants par les industries du littoral n’occasionnaient aucune conséquence sanitaire…
Ce faisant, la « réponse » ainsi apportée contraste avec le ressenti de la population de l’agglomération confrontées à la présence de moult entreprises polluantes dont treize classées seveso.
Avec la dite étude, aucun lien n’est ainsi mis en exergue entre les chiffres précis de la DREAL dans son rapport annuel « Industrie au regard de l’environnement » quant aux émissions de dioxyde de soufre, de COV,…
Or si on suit par l'absurde la logique de l’« étude » ainsi rendue publique, les efforts en matière environnementale d’une entreprise tels qu’Arcelor Mittal Dunkerque seraient-ils vains car dénus de pertinence ?
De même, on ne pourrait alors que s’interroger sur la pertinence de tisser des périmètres de sécurité autour des sites industriels sensibles jouxtant des zones urbaines denses....
Dans le cas où le ridicule des propos tuerait, on ne doute pas que l’hécatombe serait de mise sur une frange conséquente de décideurs économiques qui ont financé l'étude pour le SPPPI...
Aux côtés de "ces entreprises qui nous enfument", il existe donc des rapports scientifiques affirmant sans fausse pudeur qu'un environnement pollué n'atteint pas la santé des populations y vivant...
Post-scriptum : la photo illustrant cette note intitulée " Pollutions dunkerquoises... ?! " provient du blog "Dunkerque Pollution. Le grand carnaval de la destruction durable" et plus précisément d'une note dénommée "ArT t'Choum".
dimanche, 21 juin 2009
Amiante : le combat se poursuit à Dunkerque et au-delà

La marche nationale des victimes de l’amiante tenue hier dans les rues de la cité de Dunkerque - soit la première se déroulant en dehors de la capitale - fut un succés rassemblant plus de 1800 manifestants.
A l'instar de ce qui advint lors des précédentes actions tenues les 14 avril et 12 mai derniers, des lettres de veuves de l'amiante adressées au président de la république furent déposées à la sous-préfecture.
Mise en œuvre par l’Association nationale de défense des victimes de l’amiante, la manifestation vit l’expression d’une solidarité tissée entre les régions françaises mais aussi par-delà les frontières nationales.
Ainsi, on notera la présence de militants italiens venus rendre la pareille aux militants de l’Andeva qui s’étaient rendus les soutenir à Turin le 6 avril dernier à l’occasion de l’ouverture du procès contre Eternit.
Dans ce combat pour le droit à la santé, la solidarité ainsi constatée doit se prolonger au travers des législations adoptées au niveau du parlement européen.
Durant la campagne des élections européennes du 7 juin dernier, les Verts du dunkerquois et Europe Ecologie avaient organisé une conférence intitulée « Construire l’Europe de la santé »…
Au cours de cette soirée-débat, Pierre Pluta, responsable de l’Ardeva, était intervenu lors de l'exposé par l’eurodéputée Hélène Flautre des actions écologistes au sein du parlement européen.
La figure de proue de la liste Europe Ecologie dans le Nord-Ouest a rappelé à cette occasion notre engagement depuis de nombreuses années sur la défense de la santé des salariés.
Ainsi, Hélène Flautre explicita ce qui fut engagé par le groupe parlementaire écologiste européen au cours de la dernière mandature sur la directive Reach.
L'encadrement de la mise sur le marché des produits chimiques fut un long combat qui sera poursuivi au travers de l'affermissement des moyens de contrôle.
Comme depuis les premières manifestations au début de l'année 2006, les Verts du dunkerquois continueront d'apporter de nouveau leur soutien à la démarche poursuivie.
Les Verts du dunkerquois seront présents lors des prochaines actions prévues à Dunkerque escomptées les 15 septembre, 17 novembre et 15 décembre.
Afin de maintenir si ce n'est accroître la pression sur le gouvernement, une nouvelle manifestation nationale se tiendra le 15 octobre prochain cette fois à Paris.
A Dunkerque et au-delà, le combat doit perdurer afin que "de véritables moyens judiciaire soient consacré à la recherche de la vérité et à l'établissement des responsabilités" du scandale de l'amiante."
A suivre.
Post-scriptum : la manifestation des victimes de l'amiante se termina à la place Jean Bart soit à quelques dizaines de métres du beffroi au sommet duquel se trouvait le drapeau européen claquant au vent comme un signe aux preuves de solidarité européenne.


