samedi, 21 janvier 2012

La biodiversité, c'est votre nature !

 

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Au sortir de cette semaine chargée comme à l’accoutumée, je me suis rendu ce samedi après-midi à Zuydcoote prendre une bouffée d’air frais militant aux vœux du centre permanent d’initiation à l’environnement (CPIE) Flandre Maritime.

 

Ce rendez-vous rituel fut cette année l’occasion pour les administrateurs et répresentants des salariés de la structure associatif de présenter à ses membres les grandes lignes du projet associatif 2012-2014 appelé à être adopté sous peu.

 

La valorisation de la biodiversité fait partie des principaux axes d’actions du document stratégique de l’association ancrée il est vrai depuis sa création il y a bientôt vingt-cinq ans dans un lieu emblématique à savoir la Dune au Lierre.

 

La biodiversité dans le plan local d’urbanisme communautaire ?

 

Au sortir de cette réunion, j’ai discuté avec plusieurs militants de l’ADELE dont l’action est dévolue particulièrement à la préservation de l’environnement de l’est du dunkerquois notamment contre l'urbanisation inconsidérée.

 

Parmi les dossiers prioritaires poursuivis justement par ses membres, nous noterons leurs engagements approfondis sur le plan local d’urbanisme qui sera soumis au vote des élus du conseil communautaire et ce le 9 février prochain.

 

S’ils se sont montrés satisfaits de la protection de la dune du Calvaire à Bray-Dunes escomptée dans l’esquisse du document, ils restent fort attentifs à ce qui adviendra du secteur communément appelé la Dune de Malo terminus.

 

Positionnement des élus écologistes

 

Lors de leur récente  assemblée régionale, Louardi Boughedada, vice-président de la communauté urbaine et animateur d’Europe Ecologie les Verts Flandre Maritime, a indiqué à cette occasion le positionnement du mouvement écologiste sur ce dossier.

 

Il a rappelé que nous voulions faire de ce terrain – situé entre l’avenue Loubet, l’avenue du Large et la rue des Mouettes à Malo Terminus – une aire écologique et l’inscrire définitivement en zone naturelle dans la prolongation du parc du Vent.

 

L’affectation juridique précise du terrain concerné – à l’instar de ce qui concerne les abords des canaux qui enserrent l’agglomération – dans le document définitif soumis au vote influera nécessairement sur le vote des élus écologistes.

 

La valeur de la biodiversité

 

Ces toutes récentes rencontres militants et les échanges riches intervenus se croisent par ailleurs avec ma lecture actuelle prioritaire à savoir celle du tout dernier numéro en date de la revue Ecorev qui traite justement de la biodiversité.

 

Le titre du numéro est en soi tout un programme au regard de sa polysémie à savoir « Quelles valeurs pour la biodiversité ? » qui nous interpelle sur les différentes grilles de critères et d'indicateurs à partir desquelles nous appréhendons cette richesse.

 

La valorisation économique à laquelle trop souvent est considérée la biodiversité pourrait se retourner contre l’objectif de préservation à atteindre et réduire la valeur de la nature à ce qui est chiffrable et en ouvrant la voie à sa marchandisation.

 

A suivre.

 

Post-scriptum : l’image illustrant cette note de blog dénommée « La biodiversité, c’est votre nature ! » représente la couverture du dernier numéro d’Ecorev en date.

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mardi, 17 janvier 2012

La santé n'est pas une marchandise !

 

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Le dernier bulletin en date de l’Association Nationale de défense des victimes de l’amiante représente en sa couverture quelques uns de ses membres venus manifester en grand nombre le 15 octobre dernier à St Quentin en Picardie.

 

L’objet de la mobilisation dans la ville dont est maire Xavier Bertrand – ministre notamment en charge de la santé - tenait à un projet de décret ambitionnant de modifier la gouvernance du fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante.

 

Cette réforme se ferait – si elle était advenue telle quelle - alors en faveur des représentants de l’Etat et des employeurs et ce au détriment des victimes visant in fine à diminuer le niveau des indemnisations reçues par ces dernières.

 

La polémique autour du concours du FIVA s’est accentuée avec la décision de la cour d’appel de Douai intervenue le 27 octobre d’ordonner le remboursement d’une partie des indemnités versées par l’organisme à plusieurs victimes.

 

Ce bulletin de l’Andeva revient ainsi d’ailleurs très largement sur la décision judiciaire contestée à juste titre et la mobilisation massive qui en a résulté comme en a témoigné la réunion publique tenue le 19 décembre suivant à Dunkerque.

 

Parmi les intervenants se tenait notamment Eva Joly, la figure de proue d’Europe Ecologie Les Verts, venue reitèrer son soutien qu’elle avait exprimé également en juin 2011 à Leffrinckoucke en se tenant à l'écoute des veuves de l’amiante.

 

Marie-Christine Blandin, sénatrice écologiste qui suit de longue date le dossier, a bien retranscrit la situation intenable dans laquelle les victimes se situaient dans son texte intitulé « Victimes de l’amiante, la double peine ».

 

Par delà les mobilisations liées au FIVA, la lecture du numéro de cette revue associative est se révèle plus intéressante sur les dangers toujours présents par l’amiante au regard notamment du traitement des déchets d’amiante-ciment dont la réglementation nationale est déficiente….

 

Un bulletin à découvrir.

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vendredi, 13 janvier 2012

Nucléaire : la santé en question

 

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Au sortir ce jeudi d’une réunion des élus écologistes du conseil régional, j’ai pris connaissance d’une étude conjointe de l’Inserm et de l’IRSN portant sur la fréquence accrue de leucémies infantiles autour des 19 centrales nucléaires présents sur le territoire national.

 

Les interrogations quant aux impacts sur la santé de la présence d’une unité de production nucléaire ne sont en soi pas nouvelles comme en attestent les polémiques sur les études effectuées autour de plusieurs sites tant en France qu’à l’étranger.

 

Ce qui est novateur est l’attitude de l’IRSN qui a validé les résultats de l’étude épidémiologique menée, recherche qui pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses qu’aux facteurs explicatifs de cette fréquence accrue.

 

A ce titre, il conviendra sans doute que la commission locale d’information de la centrale nucléaire de Gravelines – instance où je représente le conseil régional – fasse de la recherche sur les incidences sanitaires du site l’un de ses axes de travail.

 

J’ai mis en exergue ce point particulièrement ce jour dans ma prise de position exprimée au nom d’Europe Ecologie Les Verts Flandre Maritime intitulée à dessein « Le nucléaire entre ignorance toxique et indifférence toxique »

 

Il le sera sans doute de nouveau pour ma part à l’occasion des travaux de la prochaine séance plénière qui se tiendront le vendredi 10 février au regard des questionnements légitimes qu’une telle étude épidémiologique ne manque pas de soulever.

 

Depuis la survenue de Fukushima en mars 2011, la pertinence des commissions locales d’information fut interrogée au regard des moyens de moyens financiers et d’autonomie comme en ont attesté les débats lors de leur conférence nationale le 14 décembre dernier.

 

Les militants d’Europe Ecologie Les Verts participant à ses instances en qualité d’élus locaux  -  dont nombre de conseillers régionaux - ont rappelé à cette occasion que les commissions locales d’informations constituent pourtant un maillon essentiel en matière de sureté des installations.

 

La recherche des facteurs explicatifs pourraient de surcroît passer par la création de registres de cancers – dispositifs de recherche sur les facteurs de risques - ou de l’extension du périmètre de ceux existants à l’instar de celui en Nord-Pas de Calais.

 

A suivre.

 

Post-scriptum : l’image servant d’illustration est un patchwork de photos effectuées au printemps derniers par des militants d'Europe Ecologie Les Verts Nord-Pas de Calais dans le périmètre des trente kilométres autour de la centrale nucléaire de Gravelines.

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mercredi, 11 janvier 2012

Le vélo part en campagne !

 

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Comme indiqué à plusieurs reprises dans ce carnet de route écologiste, j’avais mis en exergue l’une de mes responsabilités au sein du conseil régional à savoir la politique vélo dont j’ai en charge la conduite depuis plusieurs mois.

 

Dans ce présent cadre, je représente l’institution régionale dans deux structures au niveau national dédiées toutes deux à la promotion du deux roues à savoir Départements et régions cyclables ainsi que le club des villes et territoires cyclables.

 

Les routes de France se verdissent…

 

La première structure est dédiée plus spécifiquement à la coordination entre collectivités locales autour de la réalisation des véloroutes voies vertes ; sujet sur lequel le conseil régional s’est fait particulièrement le promoteur dans le Nord-Pas de Calais.

 

Notre implication se vérifie dans la production du schéma régional de ces itinéraires cyclables adopté en 2005 et à la réalisation duquel nous apportons depuis lors auprés des collectivités partenaires des contributions techniques et financières.

 

Nous en voyons des reflets notables au travers de la concrétisation progressive de pans tels que la véloroute en Sambre-Avesnois qui constitue la partie en Nord-Pas de Calais de l’eurovélo n°3 appelé à relier au final Trondheim en Norvége à St Jacques de Compostelle.

 

Pour un « projet vélo » citoyen.

 

Mais je vais dans cette présente note de ce carnet de route écologiste m’appesantir plus largement sur le club des villes et territoires cyclables – rassemblant plus de 1100 collectivités locales - dont le faisceau d’actions en faveur du vélo aborde des visages différents.

 

Une réunion de son conseil d’administration - dont je suis justement membre - s’est tenu ce mardi avec autour de la table d’ailleurs – mais est-ce si étonnant d’ailleurs… - nombre d’élus écologistes investis dans différents types de collectivités.

 

Au regard de l’ordre du jour, nous nous sommes plus particulièrement investis autour la définition des orientations de l’organisation d’ici 2014 et au premier rang desquelles on situera le déploiement du « projet vélo » citoyen.

 

Le vélo comme reméde anti-crise

 

Ces orientations s’inscrivent d’ailleurs dans les travaux effectués à l’occasion du dernier congrés - advenu en septembre dernier à Dijon - qui avaient abouti à la production des dix propositions pour un plan vélo national.

 

Ces propositions furent regroupés dans un livret dénommé « Le vélo remède anti-crise » partant de l’idée qu’une véritable politique nationale du vélo pour ne plus vivre sur le « tout automobile » aurait des effets bénéfiques sur la relance de l’économie et la santé.

 

Un tel élan impulsé avec le concours de l'Etat est nécessaire car pour l’heure l’essentiel des investissements dédiés à améliorer la place du vélo sur ces différents aspects – utilitaires, loisirs, tourisme,… - émane des seules collectivités locales…

 

Appréhender le vélo dans toutes ses dimensions

 

Ces élements notables sont apportés au débat sur la place du vélo non plus considéré comme un seul outil au service de la mobilité mais comme un projet transversal et cohérent de société grâce à ses nombreux atouts fonctionnels.

 

Nous pouvons prendre en considération des financements pour consolider les vélo-écoles mises en place souvent en partenariat avec les associations et les collectovotés locales en vue de pérenniser et développer ces démarches à l’instar de la maison de l’environnement de Dunkerque.

 

Par ailleurs, il sera nécessaire d’effectuer le programme pour le développement du vélo auprés des salariés via des exonérations fiscales aux entreprises qui mettent des vélos à disposition de leur personnel avec des bénéfices en terme de santé publique et d’empreinte écologique.

 

Vers des rencontres nationales du vélo

 

Tant les Départements et régions cyclables que le club des villes et territoires cyclables interviendront à l’occasion des premières rencontres nationales du vélo qui se tiendront le jeudi 26 janvier prochain à l’assemblée nationale.

 

Pour ma part, je m’y rendrai au nom du conseil régional Nord-Pas de Calais dans l’idée liminaire de prendre connaissance des mesures – sans doute d’ordre majoritairement réglementaire – émanant des représentants de l’Etat.

 

Mais plus encore d’échanger entre responsables les expériences accumulées dans les différentes régions de France et ce toujours dans l’optique de la production puis de l’adoption toujours en 2012 du plan vélo Nord-Pas de Calais

 

A suivre.


Post-scriptum : l'illustration de cette présente note "Le vélo part en campagne !" représente la couverture du numéro de décembre-janvier de Ville et vélo, publication du Club des villes et territoires cyclables.

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lundi, 02 janvier 2012

La véloroute des Flandres

 

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En lieu et place de vous faire part de vœux pour la nouvelle année toujours aussi vains aux lendemains des soirées où ils furent déclamés, je vais ici indiquer un des projets auxquels je porte une attention particulière et dont nous escomptons une concrétisation progressive.

 

Au nom du conseil régional, j’ai en charge depuis quelques mois la mission vélo ce qui induit d’approfondir - voire de créer in extenso – et de coordonner la place de ce mode doux de déplacement dans les différentes politiques menées par l’institution.

 

Parmi celles-ci, nous trouvons les véloroutes voies vertes dont le conseil régional constitue de longue date le porteur si ce n’est le chef de file dans le Nord-Pas de Calais avec le concours des autres collectivités locales et des services de l’Etat.

 

Le schéma régional de ces itinéraires cyclables adopté en 2005 constitue la trame principale de la démarche avec l’optique de mailler largement le territoire en le coordonnant avec les voies à l’instar de pistes urbaines ou de boucles cyclotouristes.

 

Dans ce carnet de route, je vous avais fait part du secteur Maubeuge-Jeumont qui est une portion de l’eurovélo 3 allant de St Jacques de Compostelle en Galice à Trondheim en Norvège développé avec la communauté d’agglomération Maubeuge-Val de Sambre

 

De même, le tronçon Dainville-Saulty dans le sud-ouest arrageois s’inscrit dans la véloroute de la mémoire appelée à faire rejoindre la Somme et le bassin minier puis la métropole lilloise s’est faite sous la dominance du conseil général du Pas-de-Calais.

 

Ces exemples d’itinéraires font partie de ceux qui, inscrits dans le schéma régional mentionné ci-dessus, ont connu une avancée probante mais d’autres ne manqueront pas de prendre un chemin dans un temps peu éloigné au regard de l’engagement des structures partenaires.

 

Ainsi, parmi ceux-ci, je noterai en particulier la véloroute des Flandres soit la portion du dispositif régional appelée à relier la véloroute du littoral – via l’agglomération dunkerquoise – et le réseau cyclable de la métropole lilloise jusqu'à son coeur.

 

Développée sous la maîtrise d’ouvrage du conseil général du Nord, la véloroute des flandres est également conçue comme permettant la valorisation touristique de l’axe entre Dunkerque et Armentières en fléchant l’arrondissement comme une destination cyclotouristique à l’instar des Monts de Flandre.

 

Ce souci se retrouve dans l’optique de rendre compatible les propositions de découverte avec le raccordement au réseau existant en Flandre belge et ce dans le cadre du programme interreg dénommé Mirra.


La découverte à vélo du patrimoine tant naturel qu’historique dans les Flandres est intéressante en rendant cohérent avec les parcours existants comme la LF1 - la route de la mer du nord - itinéraire cyclable international qui va des Pays-Bas à Boulogne sur Mer.

 

Une première réunion d’étape s’est tenue à la mi-décembre à Hazebrouck en vue de faire un retour sur la faisabilité des différentes phases de l’itinéraire servant de base aux travaux de réflexion et de caler les prochains jalons de la démarche.

 

A l’occasion de cette réunion, j’avais insisté au nom du conseil régional au regard de la compétence en matière de train express régional pour que sur l’ensemble de l’itinéraire l’usage combiné du vélo avec le train soit facilité avec la proximité des gares comme Bergues et Bailleul.

 

De même ce souci de maillage du territoire se retrouve également dans le souci affiché de rendre bien compatible la véloroute avec les aménagements en milieu des bourgs rendrant plus accessibles  les établissements scolaires au vélo.

 

A ce stade, les communautés de communes traversées recevront les propositions d’itinéraires prennent connaissance de ces derniers avant les réunions de concertation placées sous la responsabilité du conseil général du Nord pour choisir définitivement le vélo.


Dans le cadre de sa mission liée au schéma régional adopté en 2005, le conseil régional Nord-Pas de Calais apporte à ce projet ses contributions - tant techniques que financières - en vue de mailler plus encore le territoire. 

 

A faire partager.


Post-scriptum : l'image illustrant cette note de blog - "La véloroute des Flandres" - représente la partie nord du périmètre concerné par cet itinéraire cyclable qui croisera la LF1 existante alias "la route de la mer du nord".

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