samedi, 31 janvier 2009
« Plein la gueule pour pas un rond »
« Plein la gueule pour pas un rond » était un des slogans entendus tout au long de l’étendue manifestation de jeudi dernier dans les rues de la cité de Jean Bart.
Dans sa visée initiale, les propos ainsi exprimés mentionnaient prioritairement le niveau des salaires versés au regard des factures qui s’accumulent.
La situation se faisait d’autant plus aigue du fait de la comparaison avec les bénéfices accumulés par les grands groupes présents sur le littoral dunkerquois.
Ainsi, le sidérurgiste Arcelor-Mittal et le pétrolier Total font partie des plus importantes cotations du CAC 40 et leurs bénéfices furent florissants ces dernières années.
Avec un peu de recul, on se demandera s’il ne s’agissait pas également d’une référence faite aux conditions dans lesquels les salariés exercent quotidiennement leur métier.
L’explosion survenue sur le site de la raffinerie Total à Mardyck l’après-midi même de la manifestation pousse à s’interroger de nouveau sur la sécurité des sites industriels.
Cette interrogation récurrente se révèle d’autant plus vive dans la population que l’agglomération dunkerquoise compte 13 sites industriels classés Seveso.
Le blog Dunkerque pollution. Le Grand carnaval de la destruction durable a consacré une série de notes incisives et étayées à la déflagration advenue.
La note "Culture du risque partagée" remet particulièrement en perspective cette dernière avec l'accumulation de risques industriels aux abords de la Mer du Nord.
Ses interrogations se sont focalisées sur les propos tenus dans le cadre de la commission particulière du débat public consacrée au projet de terminal méthanier du Clipon.
Les raisons exactes du drame ne sont pas encore connues avec exactitude ce qui demandera sans doute un temps assez long aux services en charge de l'enquête.
Par-delà le présent drame, les Verts de la région dunkerquoise ont exprimé leurs positions sur la sécurité prévalant dans les entreprises de ce secteur du littoral.
La concertation relativement à la mise en place des plans de préventions des risques technologiques concernant des entreprises à proximité de zones urbaines denses n’en est qu’à ses débuts.
Comme l’ont souligné à maintes reprises les Verts du dunkerquois, leur attention sera forte durant tout ce processus quant à la protection des habitants limitrophes des installations.
Cette vigilance s'est portée par ailleurs sur le fonctionnement de la centrale nucléaire de Gravelines comme dernièrement avec la suspension de l'habilitation des laboratoires d'EDF.
Une affaire à suivre.
Post-scriptum : l'illustration de cette présente note de blog fut prise sur la digue du break en juin 2008 à quelques encablures de la raffinerie des Flandres.
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vendredi, 30 janvier 2009
La sécurité des sites industriels ne s’improvise pas !

Communiqué de presse des Verts Nord Littoral du 30 janvier 2009
La sécurité des sites industriels ne s’improvise pas !
Le drame advenu hier sur le site de la raffinerie Total de Mardyck repose de nouveau avec acuité la question de la sécurité des 13 sites industriels classés Seveso que compte le littoral. Les Verts entendent ici attirer l’attention du public sur trois points essentiels :
1 : Le transport de matières dangereuses
Plus de 70 000 tonnes de matières dangereuses sont générées chaque année par l’activité industrialo-portuaire qui s’ajoutent au flux routier international de l’A 16 ainsi qu’à l’approvisionnement des stations services.
Pourtant, aucun schéma au niveau de l’agglomération n’a été établi s’agissant du transport de matières dangereuses. Au regard de l’augmentation prévisible de ce trafic, le manque d’anticipation n’en apparaît que plus répréhensible.
2 : L’effet « domino »
L’explosion survenue dans un atelier de maintenance doit nous rappeler les conséquences qu’un incident advenant dans le périmètre de la raffinerie Total peut entraîner sur les entreprises voisines qui s’avèrent tout aussi dangereuses.
La DRIRE en charge des inspections des établissements classés Seveso n’est pas pourvue actuellement des effectifs nécessaires à sa mission ouvrant ainsi la voie à des manquements aux règles de sécurité aggravés par le recours à de la sous-traitance insuffisamment formée et contrôlée.
3 : Les plans de prévention de risques technologiques
Afin de faire face à la présence d’installations industrielles dangereuses proches de zones urbaines denses du dunkerquois, des plans de prévention de risques technologiques sont l’objet d’une concertation avec la participation ferme des collectivités locales.
Durant les dix-huit prochains mois de ce processus, les Verts, dans le cadre de leurs responsabilités, seront fortement attentifs à la transparence des discussions et mettront la sécurité des habitants limitrophes des sites concernés au cœur de leurs revendications.
L’accumulation des risques d’un site Seveso fondent l’opposition des Verts au projet de terminal méthanier escompté à proximité des terminaux roulier et à conteneurs et dont le gazoduc longerait Polimeri Europa et la raffinerie Total
Ecologiquement vôtre.
Louardi Boughedada
Président des Verts de la région dunkerquoise
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mardi, 27 janvier 2009
Les Verts soutiennent la mobilisation du 29 janvier

Communiqué de presse des Verts Nord Littoral du 27 janvier 2009
Les Verts soutiennent la mobilisation du 29 janvier
Les Verts approuvent la demande des syndicats que « les investissements publics et privés soient orientés en faveur d’une économie du développement durable ». Nous avons, en effet, la conviction que les crises économique et environnementale imposent d’importantes mutations que nos élus s’emploient à mettre en œuvre dans le cadre de leurs responsabilités.
Ces transformations nécessaires ne sauraient se faire sur le dos des salariés, en augmentant le temps de travail, le stress et la précarité. C’est en privilégiant des investissements intelligents dans des secteurs créateurs d’emploi (formation, recherche, transports collectifs, eco-habitat ...) qu’on allégera les charges de tous, tout en ménageant la planète, qui n’en peut plus.
Répondre vraiment à la crise de la sidérurgie dunkerquoise implique de réorienter la production vers des modes de consommation moins énergivores et plus respectueux de l’environnement. La course effrénée aux profits d’Arcelor-Mittal est fondamentalement contradictoire avec la pérennisation de l’emploi de ses milliers de salariés sur le littoral.
Les Verts soulignent le rôle éminent que l’Europe doit tenir dans la sortie de crise. Le rassemblement des écologistes en vue des élections européennes de juin prochain sera, pour nous, un temps fort de cette affirmation et un levier important pour changer le cours des choses. Le 29 janvier, soyons tous mobilisés pour une terre plus verte et un monde plus juste !
Ecologiquement vôtre.
Louardi Boughedada et Paulo-Serge Lopes
Président et porte-parole des Verts de la région dunkerquoise
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dimanche, 25 janvier 2009
Le « vendredi de la colère » à Arcelor-Mittal Dunkerque

Dans les rues de la cité de Jean Bart se tint, pendant la mâtinée du 16 janvier, le premier « vendredi de colère » qui regroupa environ une centaine de manifestants devant la sous-préfecture.
Organisée par la CGT d’Arcelor-Mittal Dunkerque, cette action avait pour objectif de ne pas laisser place à la résignation face à la situation rencontrée par les salariés de l’entreprise et de ses sous-traitants.
Le fil conducteur de ce regroupement était de « faire la différence entre celui qui travaille et veut travailler pour gagner de l’argent et la personne pour laquelle l’argent travaille ».
Cette action syndicale fait suite à la décision prise par la direction locale d’Arcelor-Mittal en début janvier d’imposer à leurs salariés à prendre leur RTT chaque vendredi au cours du premier trimestre.
La demande ainsi faite aux salariés est en décalage complet avec les bénéfices conséquents dégagés par la multinationale sidérurgique en 2008 soit 10 millards d'euros et ceux projetés en 2009…
D'ores et déjà apparait la perspective d'un recours au chômage partiel, dispositif financé en partie par les pouvoirs publics, ce qui serait incongru au regard des dividendes versées aux actionnaires.
L'entreprise a justifié ainsi le versement de 2,2 et 1,8 milliards, respectivement en 2008 et 2009, au prétexte de la stabilisation de son actionnariat pourtant détenu à 40 % par Lakshmi Mittal...
Les dividendes permettent d'éviter un effondrement du cours de bourse que la direction avait tenté d'affronter en rachetant ses propres actions augmentant de ce fait la dette du groupe sidérurgique...
Face à l'épèe de Damoclés du chômage partiel, les manifestants arboraient des stickers « Laissez nous travailler » également apposés aux poteaux qui longeaient le regroupement.
Le 6 février se tiendra le second "vendredi de la colère" tandis que les fédérations métallurgiques de la CGT et la CFDT ont appelé à la manifestation du jeudi 29 janvier prochain.
A suivre.
Post-scriptum : l'image servant d'illustration à cette présente note de blog représente Emmanuel Femery, délégué CGT à Arcelor Mittal Dunkerque, lors du premier « vendredi de la colère ».
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lundi, 19 janvier 2009
En 2009 prenez de la hauteur avec Virage Energie Nord-pas-de-Calais

Voici la carte de voeux adresseé par l'ensemble de l'équipe de Virage Energie-Nord-Pas-de-Calais pour cette nouvelle année sous le titre engageant "En 2009 prenez de la hauteur".
Cette année devrait être portée sur l'essaimage accentué des grandes lignes directrices de son étude d'une région exempte pour sa consommation d'électricité du recours à l'énergie nucléaire.
Lauréate du prix Eurosolar en décembre dernier, elle poursuit son travail de conscientisation sur des projets en cours comme le Plan climat Nord-Pas-de-Calais.
Car la région est fortement exposée aux conséquences prévisibles du réchauffement climatique au travers de la montée du niveau de la Manche et de la Mer du Nord.
A suivre.
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samedi, 17 janvier 2009
et du côté de la centrale nucléaire de Gravelines...

Lundi dernier, le réseau Sortir du Nucléaire avait mis en exergue plusieurs importantes décisions prises par l'autorité de sureté nucléaire prises en décembre dernier.
L'habilitation du laboratoire de la centrale nucléaire de Gravelines avait été retirée par cette instance à l'instar de ce qui se produisit avec les autres installations de production d'électricité en France.
En réaction, les Verts de la région dunkerquoise avaient envoyé une lettre au directeur de la dite centrale afin notamment d'en savoir davantage sur les raisons qui avaient amené au retrait de l'habilitation.
L'édition dunkerquoise de la Voix du Nord a consacré une page à ce dossier le lendemain matin afin de dresser les tenants et aboutissants de la question de la réglementation des analyses faites autour des six réacteurs.
La sénatrice Verte du Nord Marie-Christine Blandin avait parallélement envoyé un courrier à destination du ministre concerné par cette affaire à savoir Jean-Louis Borloo relativement aux modalités de contrôle des installations.
Nord Littoral a quant lui consacré également une page à la problématique nucléaire gravelinoise dans son édition de mercredi dernier sous le titre assez neutre au demeurant "La centrale doit préciser ses mesures".
Une affaire à suivre de prés pour qu'elle ne retombe pas dans l'oubli comme semble advenir le cas pour l'affaire des déchets toxiques d'Arcelor Mittal Dunkerque divulgué en septembre dernier.
Post-scriptum : la photo de la centrale nucléaire de Gravelines émane de l'article "La centrale doit préciser ses mesures" paru dans Nord Littoral du mercredi 14 janvier.
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vendredi, 16 janvier 2009
Lettre de Marie-Christine Blandin à Jean-Louis Borloo

Parallélement à la lettre des Verts de la région dunkerquoise au directeur de la centrale nucléaire de Gravelines sur la suspension du laboratoire d'analyse de l'installation nucléaire, la sénatrice Verte Marie-Christine Blandin a fait parvenir à Jean-Louis Borloo, ministre en charge notamment de l'écologie, la lettre suivante.
A suivre.
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Concerne : Décrets du 16 décembre 2008, émanant de l’Autorité de sureté nucléaire, formulant suspension voire refus d’agrément pour les laboratoires intégrés dans les centrales nucléaires de notre territoire français
Monsieur le Ministre,
Vous n’êtes pas sans savoir que quatre décrets datant du 16 décembre 2008, émanant de l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire), formulent suspension voire refus d’agrément pour les laboratoires intégrés dans les centrales nucléaires de notre territoire français.
Sans préjuger des éléments qui ont présidé à l’élaboration de ces décrets, mais qui méritent explication et transparence publiques, il est urgent et salutaire de préciser les dispositions concrètes mises en œuvre pour assurer les meilleures conditions de mesures et de contrôles (qualité de l’eau, de l’air, aérosol sur filtre) de l’activité des centrales et des rejets radioactifs.
Les populations riveraines des centrales, soucieuses légitimement de leur santé, méritent une information complète.
Après les évènements graves survenus à TRICASTIN cet été, l’impossibilité, au sein du Grenelle de l’environnement, d’aborder la question, il est temps de clarifier, mettre au débat, et mesurer les risques.
Je vous remercie par avance de me communiquer vos dispositions.
Veuillez croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de ma considération la plus distinguée.
Marie-Christine BLANDIN
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Post-scriptum : l'image montrant une partie de la centrale nucléaire de Gravelines faisant office d'illustration à cette présente note de blog est retiré d'un reportage que France 3 Nord-Pas-de-Calais a consacré à la sécurité de la dite installation nucléaire le 18 juillet 2007.
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jeudi, 15 janvier 2009
Appel à la mobilisation contre les maladies professionnelles

On compte 2,4 millions de salariés exposés à des produits cancérogènes, soit 13,5 % des salariés ce qui constitue situation assez grave car porteuse de conséquences du fait que les expositions d’aujourd’hui aux dits produits feront inéluctablement les cancers de demain et d'aprés-demain.
C'est la raison pour laquelle le magazine Santé & Travail a lancé un large appel à la mobilisation contre ce fléau et ce à l’occasion de la publication dans son numéro de janvier 2009 d'un dossier qui est entièrement consacré à la question des cancers professionnels.
Cet appel à la mobilisation contre les maladies professionnelles a été rédigé à partir des contributions des meilleurs spécialistes du sujet et sera adressé au nouveau Conseil d’orientation sur les conditions de travail qui rassemble les pouvoirs publics et l’ensemble des acteurs de la prévention des risques professionnels.
Il est signable en ligne.
A suivre.
post-scriptum: la référence faite ci-dessus au combat relatif à l'amiante n'est pas anodine dans la recherche d'une réglementation soutenue de produits cancérogénes. Le dernier bulletin en date de l'Association Nationale de défense des victimes de l'amiante a mis en exergue cette nécessité aux niveaux tant national qu'européen.
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mercredi, 14 janvier 2009
Lettre ouverte au sous-préfet de Dunkerque

Dans la Voix du Nord de dimanche 11 janvier, la parole était laissée, comme de coutume en début de chaque année, au principal représentant de l'Etat dans l'arrondissement de Dunkerque, à savoir le sous-préfet.
Est ainsi clairement mis en exergue dans le titre de l'article le fil conducteur de ses propos à savoir que "Les maires qui accueillent les migrants sont hors-la-loi".
Au regard de cette partie sensible de l'interview, un courrier a été remis hier au sous préfet qui fut signé par la Ligue des droits de l'homme, le MRAP et les Verts.
Cette "Lettre ouverte à M. J-R Borius, sous-préfet de Dunkerque" fut publiée dans l'édition de ce jour de La Voix du Nord.
LETTRE OUVERTE A M. J-R BORIUS, SOUS-PREFET DE DUNKERQUE
« Les maires qui accueillent les migrants sont hors la loi » : tels sont les propos que vous avez tenus lors de l’interview que vous avez donnée aux journalistes de « La Voix du Nord » (journal du dimanche 11 janvier).
Nos associations, qui assistent les migrants depuis de nombreux mois, félicitent chaleureusement les maires de Steenvoorde, Grande-Synthe, Loon-Plage et Téteghem qui, de façon responsable et courageuse, ont offert aux migrants de passage sur notre littoral un abri pour résister à la vague de froid intense qui s’est abattue depuis plus de quinze jours sur notre littoral. Parce qu’ils ont répondu à l’appel pressant que nos associations leur ont adressé, ils ont très certainement évité que ces personnes, parmi lesquelles on compte des femmes et des enfants, risquent la mort sous des abris de fortune.
Faut-il en effet vous rappeler, Monsieur le Représentant de l’Etat français, que l’article 223-6 du code pénal indique que « quiconque pouvant empêcher par son action immédiate, sans risque pour lui et pour les tiers, soit un crime, soit un délit contre l’intégrité corporelle de la personne, s’abstient volontairement de le faire est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende. »
Pour être plus clair encore, précisons que l’article 121-1 de ce même code pénal précise qu’il y a délit « en cas de manquement à une obligation de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement, s’il est établi que l’auteur des faits n’a pas accompli les diligences normales, compte tenu, le cas échéant, de la nature de ses missions ou de ses fonctions, de ses compétences, ainsi que du pouvoir et des moyens dont il disposait. »
Plutôt que de menacer de façon à peine voilée les élus qui ont agi de manière humanitaire, vous devriez vous féliciter, Monsieur le Sous-Préfet, comme d’ailleurs les maires qui concrètement se sont alignés sur votre position, que l’on n’ait pas eu de victimes à déplorer. Si cela avait été le cas, sachez que nous n’aurions pas manqué de déposer plainte à votre encontre, quitte à recourir éventuellement à la Justice européenne.
Permettez-nous également de réfuter vos propos, entre autres, quand vous déclarez que « de telles initiatives feraient « croire qu’il est aisé d’entrer sur le territoire de manière illégale ». La mise en place d’équipements sommaires d’accueil n’a jamais constitué le fameux « appel d’air » inventé de toutes pièces par les fossoyeurs de Sangatte.
Si, comme vous l’indiquez vous-mêmes, le nombre de migrants ne cesse de croître d’année en année – preuve s’il en est que la fermeture de Sangatte n’a rien résolu -, c’est tout simplement parce que ces personnes à la recherche de sécurité et de conditions de vie acceptables fuient des pays en proie à la guerre, à la violence quotidienne.
Présentes, elles, sur le terrain, nos associations savent que les Afghans, les Irakiens, les Kurdes, les Soudanais, les Iraniens, les Palestiniens qui transitent par le littoral, n’ont pas quitté leur pays sur un coup de tête, mais qu’ils exercent tout simplement le droit à se déplacer libement, droit inscrit dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme dont la France est, jusqu’à preuve du contraire, signataire.
Quant au fait de savoir si ces installations doivent ou non « perdurer dans le temps », une connaissance élémentaire du terrain vous ferait comprendre que quelques journées consécutives de pluie ont, pour ces personnes démunies, des effets aussi catastrophiques qu’une seule journée de grand froid.
Quoi qu’il en soit, par la présente, nous vous faisons part, Monsieur le Sous-Préfet, de notre ferme intention de continuer de nous battre sur le plan du droit, tel que défini dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
Post-scriptum : la photo illustrant la présente note de blog représente le montage d'un chapiteau à Loon-Plage pour les migrants. Elle est issue d'un reportage de Julien Brygo intitulé "Réfugiés givrés à Dunkerque" diffusé le 5 Janvier dernier sur le site Basta.
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mardi, 13 janvier 2009
Les analyses à la centrale nucléaire de Gravelines font-elles défaut ?

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