vendredi, 31 octobre 2008

Les éoliennes de Dunkerque...

 

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Récemment, on m’a fait parvenir cette photo représentant la base de l’une des neuf éoliennes qui firent tourner leurs pales à compter de 1997 le long du canal des dunes qui fait la jonction entre le bassin minéralier et la partie ouest du port de Dunkerque.

 

Au printemps 2004, des dysfonctionnements techniques firent chuter la dite éolienne tandis que les huit autres furent démontés de suite – suivant une interprétation jugée hâtive du principe de précaution – donnant ainsi une image biaisée de l’usage de cette énergie.

 

Ces neuf éoliennes étaient la suite logique sur le littoral dunkerquois de l’implantation obtenue par les Verts de la région dunkerquoise d’une première éolienne en 1990 au bord de la digue de mer de la plage de Malo-les-Bains.

 

Cette illustration reprend un sens plus accentué quatre années plus tard alors que les adversaires de l’énergie éolienne usent et abusent de démonstrations biaisées pour dénaturer la pertinence de son emploi lui préférant le recours inconsidéré de l’uranium.

 

Les discours des dits opposants ne se basent aucunement sur des argumentaires économiques indiscutables mais se fondent bien au contraire le plus souvent sur des considérations purement idéologiques témoignant d’une vision très spécifique de l’« exception française ».

 

Dans le domaine énergétique, l’« exception française » se constate autour de l’idée que la France ne saurait se concevoir sans l’usage du nucléaire au point que ce dernier serait indissociable de son identité présente ainsi que de son avenir.

 

Le nucléaire dans sa variante civile serait ainsi pour ses laudateurs le signe de la foncière « indépendance » de notre pays omettant que la totalité du combustible dont usent les 58 réacteurs français est importée…

 

A ce propos un ouvrage éclairant est celui de Gabrielle Hecht intitulé "Le rayonnement de la France. Energie nucléaire et identité nationale après la seconde guerre mondiale".

 

Cette conception a pour corollaire de dénier le développement des énergies renouvelables dont singulièrement l’éolienne comme si l’accroissement de cette dernière était une atteinte à l’identité nationale…

 

Plusieurs projets de fermes éoliennes off shore se sont ainsi vus refuser les autorisations de construction en raison des motifs pour le moins alambiqués à l’instar de celui escompté sur le Banc du Dyck au large de Dunkerque.

 

Face à ce refus attribué par le préfet maritime à ce projet, il est loisible de présenter les programmes d’implantation fort avancés… à quelques encablures de la cité de Jean Bart à savoir sur le banc de Thornton en face de Zeebrugge.

 

A moins que les conditions venteuses soient si différentes de part et d’autres de la frontière franco-belge, on ne peut que s’étonner du peu de cas fait par les autorités à ce que les résolutions pour le développement de l’énergie éolienne prennent corps.

 

Aux dernières nouvelles, les thuriféraires du recours à l'énergie nucléaire font campagne pour faire croire qu'il s'agit d'un moyen de lutter contre le réchauffement climatique alors que cette option ne tient tout simplement pas la distance.

 

A suivre.

 

Post-scriptum : Dans l’axe de la base de l’éolienne apparaissant sur l’illustration, à quelques kilomètres s’élèvent les dômes des six réacteurs de la centrale nucléaire de Gravelines, appelée communément la « géante » ou plus ironiquement « Tchernobyl-sur-l’Aa ».

jeudi, 23 octobre 2008

Daniel Cohn-Bendit rejoint Europe ecologie

 

 

mardi, 07 octobre 2008

Soutien des Verts à la manifestation de l’ANDEVA du 11 octobre

 

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Communiqué de presse des Verts Nord Littoral du 7 octobre 2008

 
Soutien des Verts à la manifestation de l’ANDEVA du 11 octobre

 

Les Verts appuient les justes revendications de l’ANDEVA - Association nationale de défense des victimes de l'amiante – qui manifestera ce samedi 11 octobre à Paris.

 

Le scandale de l’amiante constitue la plus grave catastrophe sanitaire que la France contemporaine ait connue. L’exposition des salariés à cette fibre cancérigène a déjà provoqué 35 000 décès tandis que 60 000 à 100 000 autres décès sont attendus d’ici 2030 soit 3 000 par an.

 

Or les moyens octroyés actuellement aux magistrats du pôle santé publique du TGI de Paris sont notoirement insuffisants à ce que dans un délai proche les auteurs des faits ainsi poursuivis répondent de leurs actes devant la justice.

 

La lenteur de l’instruction de cette quarantaine de dossiers fait craindre que les nombreux plaignants ne puissent voir les procès qu’ils réclament. L’utilisation de l’amiante est un crime social. Sa non-répression constituerait pour les victimes une double peine.

 

Ce retard maintenu par le gouvernement n’a d’égale que son absence de fermeté envers les délinquants patronaux, le démantèlement de la sécurité sociale et le mépris accordé aux services de l’inspection du travail. Une véritable politique de santé ne doit pas être dépendre de critères de rentabilité financière.

 

Le combat que nous menons va au-delà de l’indispensable recouvrance civile du préjudice subi par les victimes de l’amiante et leurs proches. Les leçons de ce scandale doivent en effet toutes être tirées afin qu’aucune affaire similaire ne se reproduise.

 

La santé n’est pas une marchandise, elle constitue un droit inaliénable. Les Verts seront toujours aux côtés des salariés qui luttent pour leur santé et celle de leur famille dans la droite ligne de notre combat pour un environnement sain.

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