samedi, 11 juillet 2009

Pour que Gravelines ne soit pas Tchernobyl-sur-l'Aa !

 

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Dans « La centrale de Gravelines n‘a pas d‘avenir ni le nucléaire tout court », j’avais fait état du débat autour de la durée de vie d’une majorité des réacteurs nucléaires en fonction sur le territoire français.

 

Ce débat prend une acuité fort particulière sur le littoral dunkerquois car parmi les 34 réacteurs concernés - soit ceux d’une puissance de 900 MW - se trouvent les six situés à Gravelines.

 

Les responsables de ce qui apparaît comme la plus puissante centrale d’Europe développent depuis plusieurs années leudes interventions autour du prolongement des activités.

 

Ainsi, ces discours pour faire advenir l’activité des réacteurs jusqu’à 60 ans sont actuellement émis à intervalles réguliers par Mr Jean-Michel Quilichini, directeur de la centrale nucléaire depuis l’été 2008.

 

A compter de sa prise de position, ce dernier distille à longueur d’interviews la logorrhée de son entreprise au point de se voir qualifié de « VRP patenté du nucléaire » par les Verts du dunkerquois.

 

Or pourtant, un de ses prédécesseurs, Christophe Geffray, avait, dans une interview  à la Voix du Nord en aout 2001, déclaré que « la France [avait] été trop loin » dans la part d’électricité consacré au nucléaire…

 

Ce dernier fut cohérent avec ses propos puisqu'il a pris des responsabilités au sein d'EDF Energies nouvelles soit la structure d'EDF dévolue aux énergies renouvelables...

 

Or pour bien répondre à la question du renouvellement, il convient de rappeler un constat récurrent à savoir qu’à l’instar de toute autre installation industrielle, les réacteurs sont confrontés à l’érosion.

 

De ce constat on ne peut que se poser la question : quand peut-on réellement considérer qu’un réacteur nucléaire devient vieux et présente ainsi des dangers dans la production d’électricité bien plus manifestes qu’à son entame.

 

Un article intéressant éclaire particulièrement ce débat en l’occurrence celui d’Yves Marignac, « Le vieillissement des installations nucléaires : un processus mal maîtrisé et insuffisamment encadré ».

 

Paru en ce début juillet dans Contrôle, la revue bimestrielle d’information de l’Autorité de sureté nucléaire, elle s’insère dans le dossier intitulé « La poursuite d’exploitation des centrales nucléaires ».

 

Un réacteur nucléaire ne saurait ainsi se voir ravaler au rang de simple installation classée Seveso à l'égale des treize que compte le littoral dunkerquois.

 

Une fin programmée et échelonnée de la centrale nous apparaît propice pour que Gravelines ne devienne pas synonyme de "Tchernobyl-sur-l'Aa".

 

La viabilité du terme de la vie des six réacteurs et du passage du nucléaire vers le recours aux énergies renouvelables fut démontré par les propositions de Virage Energie Nord-Pas-de-Calais.

 

A débattre pour convaincre.

 

Post-scriptum : la photo de la note de blog "Pour que Gravelines ne soit pas Tchernobyl-sur-l'Aa" est issu d'un article de Nord Littoral intitulé "Polémique autour de la centrale nucléaire de Gravelines. La centrale doit préciser ses mesures." paru le 14 janvier 2009.

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Commentaires

il y a beaucoup d autre moyen de faire de l électricité c sur moi meme habitant gravelines je ne fait aucune confiance a la central edf elle devait fonctionné 20ans plus 10ans de marge soit 30ans. prolongé la vie de la central continuellement comme ces prévus a force de jouer avec le feu on se brule le nucléaire nait plus l avenir mais nous somme trop peut pour arreté le delire cordialement mr matthys.r

Ecrit par : rudy.M | jeudi, 30 juillet 2009

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