samedi, 16 août 2008

Sur un méthanier

 

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Depuis son annonce par ses promoteurs – EDF et le Port autonome de Dunkerque – à l’automne 2006, le projet de terminal méthanier prévu sur la zone du Clipon fut continuellement analysé sous nombre de ses coutures par les médias principalement locaux.

 

Les représentants écologistes – tant associatifs que politiques – détaillèrent continuellement leurs interrogations quant aux conséquences de l’implantation d’un nouveau site seveso dans la région dunkerquoise déjà fort pourvue en la matière.

 

Les blogs Dunkerque pollution et Carnet de route d’un écolo dunkerquois ne furent pas en reste pour décortiquer abondamment les différents aspects que recouvre le projet et appeler aux actions mobilisatrices notamment celles du 17 mai dernier.

 

Les impacts d’un tel projet sur la zone naturelle d’intérêt écologique et faunistique et sa pertinence au regard des prescriptions officielles visant à diminuer de 20 % la consommation énergétique à l’horizon 2020 furent quelque uns des sujets mis sur la table.

 

Lors d’un débat public, le désormais ex-directeur du port autonome de Dunkerque escomptait la compatibilité du terminal méthanier avec les autres activités portuaires comme le terminal roulier à l’instar de ce qui se déroule à quelques encablures de là à savoir Zeebrugge.

 

Or il me semble qu’une autre caractéristique a sans doute inspiré les co-maîtres d’ouvrage à savoir la capacité du terminal méthanier du port belge de servir tout à la fois de récipiendaire des cargaisons mais également  depuis peu exportateur.

 

Pourtant, un élément ne figure pas du tout dans l’étendue des écrits consacrés à ce projet à savoir les conditions de travail des membres d’équipage des méthaniers transportant la matière première à destination des pays consommateurs.

 

Au cours des réunions organisées dans le cadre de la commission particulière du débat public, les maîtres d’ouvrage ont abordé très indirectement ce point en faisant mention qu’ils étaient fort dépendants des pays producteurs comme le Quatar.

 

Ils indiquaient consciemment que les rapports de force étaient très largement en faveur de ces derniers au point d’être prépondérant sur la détermination des moyens adéquats en vue de faire parvenir la marchandise escomptée et aussi le montant de sa valeur.

 

Pourtant, cela n’enlève en rien à la nécessité, en raison de la dangerosité du méthane, de s’intéresser aux conditions dans lesquelles les membres d'équipage assurent son transport par delà les sensibles conditions d’accès des navires dans l’avant port ouest de Dunkerque.

 

A suivre.

 

Post-scriptum : l’image illustrant cette note de blog est le fruit d’un reportage photographique consacré aux conditions de travail des membres d’équipage des méthaniers. Hélène David, membre du collectif photographique Argos, a suivi le périple de l'équipage d'un méthanier et en fit un reportage intitulé Les hommes du Summit Terra.

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