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vendredi, 30 mai 2008
Erosion marine du littoral dunkerquois

Lors de la manifestation du 17 mai organisée par Sauvons le Clipon, on constatait qu'à proximité de l'arrivée du gazoduc norvégien des enrochements avaient été posés pour protéger le lieu.
Or le gazoduc date d'à peine une dizaine d'années ce qui dénote la force de l'érosion marine induite principalement par la montée du niveau des eaux elle-même conséquence du réchauffement climatique.
L'érosion marine du littoral dunkerquois se constate aisément au travers des exemples de plusieurs blockhaus situés tout à la fois à Leffrinckoucke et à Zuydcoote.
Ces vestiges de la seconde guerre mondiale étaient pourtant initialement situés à plusieurs dizaines de métres du rivage ce qui dénote la force du phénomène ainsi subi.
A plus.
jeudi, 29 mai 2008
Vidéo de l'enterrement de la plage du Clipon contre le projet de terminal méthanier
Voici une vidéo faite par Nicolas Olek et Frédéric Vermeersch de l'association Kataract lors de la manifestation du 17 mai organisée à proximité de l'écluse des Dunes par le collectif Sauvons le Clipon.
Pour cette présente vidéo, ils focalisent sur l'aspect "enterrement de plage" organisée par les représentants locaux de Surfrider Foundation Europe.
Cette organisation avait effectué une action similaire de sensibilisation sur le site d'Antifer lui aussi concerné par un projet de terminal méthanier.
A suivre.
lundi, 26 mai 2008
La CSOPMI est allergique à l’environnement et à l’Europe

La dernière illustration en date de cette profonde aversion des dirigeants du principal syndicat de dockers dunkerquois concomitamment vis-à-vis de l’environnement et de l’Europe s’est produite jeudi 22 mai soir à l’occasion du conseil communautaire de Dunkerque.
Cette séance de l’assemblée de la communauté urbaine s’était pourtant résumée pour l’essentiel à une longue litanie – nécessaire mais fort fastidieuse – de désignation des représentants de la collectivité locale concernée dans une cinquantaine d’instances à savoir des conseils d’administration ainsi que des assemblées générales d’associations.
Un périmètre marin au large des côtes dunkerquoises
Mais le dernier point à l’ordre du jour de ce conseil jusque là assurément fade a servi de prétexte pour relever des divergences de fond sur des sujets essentiels à l’avenir de la région dunkerquoise notamment ceux ayant trait à la compatibilité de l’activité économique en premier lieu portuaire dans son environnement proche comme celui marin.
Il s’agissait pour les conseillers communautaires présents de se positionner vis-à-vis de la délibération relative à la directive européenne Natura 2000. Les services de l’état avaient envoyé pour avis la communauté urbaine de Dunkerque leurs propositions de mise en place d’un périmètre marin de 1132 km2 située devant le littoral dunkerquois.
La directive Natura 2000
J’en avais pris au départ connaissance lors du conseil d’orientation du Secrétariat Permanent pour la prévention des pollutions industrielles tenue à Gravelines le lundi précédent. A cette occasion, Michel Pascal, responsable conjoint de la DRIRE et de la DIREN, exposa cette question parmi les nombreux projets qu’aurait cette instance de concertation à s’occuper.
Le dit périmètre maritime situé au large de la Flandre dunkerquoise compléterait celui déjà existant terrestre situé sur le littoral soit sa portion qui n'est pas artificialisée grâce au classement des dunes existantes entre Malo-Terminus et la frontière belge comme les dunes Dewulf et Marchande.
Une délibération clivante
Pour présenter et expliciter leur vision de la dite proposition émise par les services de l’Etat, Michel Delebarre et Roméo Ragazzo, respectivement président et vice-président en charge des compétences relatives à l’environnement de la communauté urbaine de Dunkerque, prirent la parole pour appeler les conseillers communautaires à émettre un avis réservé en clair négatif.
Sont notamment soulevés le manque de concertation quant à la cohérence du périmètre marin choisi mais aussi l’impact possible sur les diverses activités humaines dans cette zone. Il est notamment reproché aux services étatiques de se précipiter sur ce dossier sous prétexte de rattraper le grave retard environnemental de la France et de la prochaine présidence française de l’Union Européenne le 1er juillet.
Les Verts font preuve de pédagogie
Or cette position est apparue aux élus Verts comme peu adéquate car la directive Natura 2000 n’est en rien un obstacle au développement des actions économiques sur le secteur envisagé. Mais ce n’est pas chez la majorité du conseil communautaire que les argumentaires des élus verts posaient réellement problème mais avant tout auprès de Roger Gouvart, maire de Cappelle-la-Grande depuis 1983.
En dépit du sens des argumentaires pédagogiques déployés par Louardi Boughedada, le vice-président de la communauté urbaine de Dunkerque en charge de l’énergie et du plan climat, et foncier défenseur de la directive Natura 2000, Roger Gouvart est demeuré engoncé fermement dans sa vision rance du monde. Il n’est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
Roger Gouvart dans ses œuvres
En effet ce qui s’est révélé assez intéressant dans les discussions entourant le projet du périmètre marin furent les réactions, faut-il s’en étonner, exacerbées de Roger Gouvart, élu communautaire mais surtout figure historique des dockers de la région dunkerquoise et plus largement de la communauté portuaire de la cité du corsaire Jean Bart.
Dans Terminal Frigo, Jean Rolin en avait dressé un portrait assez précis au point de l’ériger en héros prolétarien ce qui fait désormais singulièrement sourire car celui qui fut le leader d’une grève extrêmement dure en 1977 contre l’entreprise sidérurgique Usinor devint au travers de son fils, Bernard, la référence d’un syndicat fier de ne pas faire une seule journée de grève au point de vouloir la destruction du Bureau central de la Main d'oeuvre qu'il avait lui-même inauguré.
Ire gouvartiste anti-environnementale et anti-européenne
L’objet de son ire à savoir l’application aux abords de la cité de Dunkerque de la directive Natura 2000 est le reflet de son aversion contre toute réglementation environnementale plus encore si elle émane du niveau européen au point qu’il y décèle un complot ourdi contre le port de dunkerque dont il se veut comme à l’accoutumée le défenseur par excellence des intérêts.
Ainsi, selon lui, « Donner un avis favorable à cette directive reviendrait à étouffer nos activités maritimes », tandis que « L'Europe veut décider à notre place et Natura 2000 arrive avec ses idées farfelues. Pour eux, tout ce qui a trait à l'activité industrielle est à supprimer. Je me demande si on ne veut pas favoriser les ports concurrents en tuant Dunkerque ».
Le Parti Communiste Cappelois gouvartiste en compagne
La crainte d’un hypothétique complot d’extraction européenne via des normes environnementales comme Natura 2000 dont serait victime le 3e port de France n’est pas restreinte à la personne de Roger Gouvart car il est rejoint par l’élu responsable de l’extrême droite depuis une vingtaine d’années à savoir Philippe Eymery qui s’en prend à « l'ingérence de la communauté européenne ».
Par sa diatribe tout à la fois anti-écologique et anti-européenne, Rogert Gouvart a fait des émules chez quelques autres élus membres du conseil communautaire notamment avec Franck Gonsse, également conseiller communautaire élu à Cappelle-la-Grande ayant pris la succession à la tête de la CSOPMI, après un bref intermède, de Bernard Gouvart.
L’environnement et la CSOPMI cela fait bien deux si ce n’est plus…
Ce dernier prit la parole à la suite de son mentor en se demandant « alors qu’il y a de la richesse biologique dans tout le monde, pourquoi mettre une zone Natura 2000 devant Dunkerque ? »… et montrant ainsi que la mer du Nord n’est pas que le cadre géographique où passent des milliers de navires chaque année mais recèle des ressources écologiques indéniables qu’il convient de protéger.
Cette méconnaissance se retrouve dans les discussions relatives au projet de terminal méthanier prévu sur le site du Clipon situé sur des terrains appartenant au port autonome dans la zone proche de l’avant-Port Ouest. Dans le cadre des réunions de la commission particulière du débat public, la CSOPMI a produit un cahier d’acteurs révélateur à plus d’un titre.
Et le dossier du terminal méthanier n'y fait pas exception
Franck Gonsse indique dans le cahier d’acteurs explicitement ceci : « Nous ne sommes pas les mieux placés pour parler des caractéristiques écologiques du site d’implantation du projet de terminal méthanier, ni de ses effets directs ou indirects sur l’environnement » Affirmer le contraire aurait équivalu à se parer de qualités dont on ne peut que chercher l’existence que les membres du dit syndicat en sont dépourvus.
On découvre néanmoins dans le cahier d’acteurs un humour, bien involontaire au demeurant, quand est affirmé que « l’importance du patrimoine naturel et environnemental du port de Dunkerque […] est au centre de [leurs] préoccupations » alors même que la CSOPMI n’a au cours de son existence jamais été en capacité d’exposer concrètement.
Et la ZNIEFF ?
La sensibilité de la biodiversité sur le site envisagé d’implantation du terminal méthanier est telle au point de pouvoir menacer le projet qu’il pose au final dans le cahier d’acteurs la question risible :« Ne peut-on donc pas envisager de déplacer la ZNIEFF ailleurs sur le territoire du port par exemple sur un site qui comporterait les mêmes caractéristiques environnementales et naturelles ? »
Or si une ZNIEFF à savoir une zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique fut délimitée dans le secteur dit du Clipon, c’est qu'à cet endroit qu’une richesse écologique sur cette partie du littoral avec la présence notamment des désormais célèbrissimes sternes naines fut constatée clairement par la DIREN.
Etre attentif à l’environnement cela ne s’improvise pas
Or on ne sait pas déplacer un site et qu’un tel site ne se déplace pas comme on déplacerait un container. Je fais miens les propos d’Olivier Leroux, représentant d’European Surfrider Foundation, qui s’est exprimé le 16 novembre dernier lors de la réunion tenue à Pitgam quand il s'est adressé aux maîtres d'ouvrage.
Dans une des prises de positions tenues dans les réunions de la commission particulière du débat public, le représentant de la CSOPMI a indiqué doctement sa bonne foi écologique sur le seul argument que son syndicat disposait en son sein d’une association de chasseurs. Etre vraiment attentif à l’environnement, cela ne s’improvise pas
Et l’Europe se trouve vouée aux gémonies…
La phobie de Roger Gouvart contre tout ce qui émane du niveau européen se retrouve chez Franck Gonsse quand ce dernier se plaint « des mesures [jamais précisées] que les partis politiques produisent à Bruxelles et qui sont un obstacle au développement du Port de Dunkerque » reprenant sa diatribe développée dans plusieurs de ses interviews.
Il oublie singulièrement de rappeler qu'une partie conséquente des raisons de la situation dunkerquoise tient à l'insuffisance des investissements émanant de l'Etat français au cours des dernières années au profit du Havre et de Marseille comme les nombreux rapports écrits sur la politique maritime française l'ont démontré.
Conclusion
N’en déplaise aux dirigeants du parti communiste cappelois gouvartiste alias la CSOPMI et compagnie qui se croient les patrons du port autonome de dunkerque par le simple fait de se faire un honneur de ne jamais avoir fait grève depuis 1992, les Verts de la région dunkeruqoise continueront de se battre pour que l’environnement soit réellement pris en compte dans l’espace portuaire.
De même, nous nous ferons un point d’honneur à ce que l’Europe soit une chance et non pas un bouc émissaire commode pour des groupes corporatistes enclins à y voir la raison de leurs propres échecs et continuerons notre combat pour une gauche écologistes, sociale et donc profondément européenne.
post-scriptum : la photo illustrant cette présente note de blog fut prise à côté de la bibliothèque de l'Université du Littoral à Dunkerque sur le quai freycinet 1.
vendredi, 23 mai 2008
"Sauvons le Clipon" dans le Phare dunkerquois

Dans le dernier numéro du Phare dunkerquois paru hier jeudi 22 mai, un article est consacré à la manifestation de "Sauvons le Clipon" sous le titre "Le Clipon dit "non", timidement".
A suivre.
jeudi, 22 mai 2008
Retraites : non aux 41 ans !

La loi Fillon de 2003 sur les retraites avait prévu la possibilité de passer aux 41 annuités, à condition d’avancer sur la prise en compte de la pénibilité au travail, l’emploi des séniors et la revalorisation du niveau des pensions de retraite.
Alors que le Gouvernement recule devant toute avancée dans ces domaines pour ne pas contrarier le Medef, il décide néanmoins de passer en force, par décret, en allongeant une fois de plus la durée de cotisation donnant droit à des pensions de retraites complètes.
Avec l’allongement de la durée des études qui retarde l’entrée dans la vie active, la précarisation du travail, l’augmentation du nombre de travailleurs pauvres à temps partiel subi, la propension des entreprises à licencier et à ne pas embaucher les personnes de plus de cinquante ans, sans parler du chômage persistant, il est irréaliste de penser que les travailleurs et chômeurs d’aujourd’hui en France valideront suffisamment de trimestres pour aboutir à 41, puis 42 annuités.
En augmentant le nombre d’annuités à 41 ans, le but du Gouvernement n’est pas de sauver les retraites par répartition : il est au contraire d’empêcher l’obtention de pensions complètes, puisqu’il ne prévoit pas les financements nécessaires. Or, qui dit pensions incomplètes dit obligation de les compléter par l’épargne individuelle. Inutile que les fonds de pension soutiennent cette soi-disant réforme.
Les Verts rappellent que l’urgence est de garantir l’avenir des retraites par répartition et que seule une réforme d’envergure pourra répondre à un tel enjeu. Au contraire d’un nivellement par le bas qui frappe les moins riches, celle-ci devra s’appuyer sur une solidarité étendue : notre proposition d’élargir l’assiette des cotisations employeurs à l’ensemble de la valeur ajoutée va dans ce sens. Une telle mesure permettrait en effet de moderniser l’assiette des prélèvements sociaux sans pénaliser les industries de main-d’oeuvre.
Le besoin de financement si l’on reste à 40 ans de cotisations, sera de 1,3 % du PIB en 2020 et de 2,3 % en 2040. Cet accroissement est dérisoire au regard des exonérations de cotisations patronales actuelles (1,4 % du PIB en 2007). Les retraites nécessitent 10 milliards d’euros par an, tandis que le paquet fiscal qui bénéficie à une minorité de contribuables riches coûte chaque année 15 milliards d’euros.
Les Verts de la région dunkerquoise soutiennent la manifestation pour les retraites et contre la mise en place des 41 annuités de cotisation qui se déroulera le 22 mai à compter de 15 h place Jean Bart à Dunkerque.
mercredi, 21 mai 2008
Reportage de delta-tv sur la manifestation du collectif "Sauvons le Clipon"
La manifestation du collectif de « Sauvons le Clipon » fut le cadre d’un reportage de Delta-tv dans son journal diffusé lundi 19 mai sous le titre "Opération Sauvons le clipon".
Il s'agit d'un complément à l'article de La Voix du Nord intitulé « Sauvons le Clipon : une procession sur la plage pour dire " non " au terminal méthanier », au reportage diffusé sur France 3 Côte d’Opale et à l’interview donnée à Delta-flm titré "150 personnes réunies au Clipon pour dire non au projet".
A suivre.
mardi, 20 mai 2008
Sauvons le clipon sur France 3
Suite à la manifestation organisée samedi par le collectif "Sauvons le Clipon" à proximité de l'écluse des Dunes, voici le reportage effectué par France 3 côte d'opale et diffusé lundi 19 mai et mis en ligne par Dunkerque Pollution.
A suivre.
lundi, 19 mai 2008
Le collectif "Sauvons le Clipon" s'exprime sur delta-fm

La manifestation organisée par le collectif "Sauvons le Clipon" ce samedi à proximité de l'écluse des Dunes à proximité de la digue du Break a eu un certain succès.
A cette occasion, plusieurs de ses membres furent interviewés par delta-fm dans un reportage intitulé "150 personnes réunies au Clipon pour dire non au projet".
Ce reportage est un complément à l'article paru hier dans la Voix du Nord sous le titre "Sauvons le Clipon : une procession sur la plage pour dire « non » au terminal méthanier".
A suivre.
post-scriptum : la photo illustrant cette présente note de blog est issue du reportage intitulé "150 personnes réunies au Clipon pour dire non au projet".
dimanche, 18 mai 2008
La procession de la ducasse publique maritime est arrivée

Discussion impromptue ce dimanche matin avec un groupe d’amis sur la plage de Malo-les-Bains : « T’as vu l’article dans la Voix du Nord de ce matin ? » « A vrai dire non » leur répondis-je tout préoccupé à entreprendre une randonnée.
Il me passent l’article du quotidien régional dont le titre les a rendus facétieux : « Sauvons le Clipon : une procession sur la plage pour dire " non " au terminal méthanier ». Le terme de procession nous fait sourire car nous avons passé plusieurs années à l’institution Notre Dame des Dunes.
L’image faisant office d’illustration à l’article montre distinctement des drapeaux des Verts de la région dunkerquoise qui claquent au vent au milieu d’une file de personnes descendant une butte de sable pour se rendre sur la plage.
Charge à moi de leur expliquer ce qui s‘est produit ce samedi 17 mai tant en amont qu’en parallèle à cette « procession » ; une première description dont je vous fais part de suite par cette présente note de blog :
Samedi 17 mai : le jour de la ducasse publique maritime est enfin arrivé.
Avant de se rendre sur le lieu de la manifestation elle-même, plusieurs des militants du collectif « Sauvons le Clipon » se retrouvent en fin de matinée aux abords du bassin de commerce de Dunkerque distribuer les dernières invitations à notre disposition. Les fêtes de la mer et du nautisme vont commencer dans ce cadre quelques heures plus tard mais déjà des cabines des associations s’ouvrent et s’ont aménagés.
La drache est passée par là. On ne dépareille pas avec nos parapluies couleur jaune du réseau Sortir du Nucléaire. Après cette distribution, nous chargeons le matériel restant avant de rejoindre les autres militants à l’écluse des dunes située à la jonction de l’extrémité ouest de la digue du Break et de la route sinueuse venant de la zone industrielle dunkerquoise.
Ecluse des dunes
En arrivant on voit toute une vingtaine de pancartes plantées – provisoirement bien sûr – dans un espace dunaire au pied du grand relais radar. Les inscriptions sont explicites : « Action pour le Clipon », « Port méthanier, projet mort né », « Sternes en danger », « Plage spoliée nature bafouée », « Biodiversité en danger », « Touchez pas au clipon », « Sauvons le clipon »,...
Juste devant ces pancartes se trouve un grillage auquel vont être accrochés tout au long de la journée par les nombreux visiteurs des rubans de couleurs divers afin d'exposer leur voeu commun à savoir que le projet de terminal méthanier sur le site du Clipon - soit un possible quatorziéme site seveso - ne se fasse pas.
Sous les chapiteaux
A proximité s’élèvent deux tonnelles blanches - c'est-à-dire des petits chapiteaux - qui servent de récipiendaire aux documents des structures membres du collectif « Sauvons le Clipon ». A l’intérieur, plusieurs panneaux rappellent que la zone du Clipon, située administrativement sur la commune de Loon-Plage, était jusqu’au début des années 1970 un hameau avec même un casino,…
Tout cela pour démontrer que le port autonome de Dunkerque n’a pas créé l'ensemble du site lors de la construction de l'avant port ouest il y a plus de trente ans comme ses dirigeants s’ingénient à l’affirmer particulièrement depuis que le dossier du projet de terminal méthanier fut rendu public soit à compter d’octobre 2006.
Sur la route du Clipon
Le collectif « Sauvons le Clipon » a installé son « village » à l’écluse des dunes car les autorités portuaires ont apposé des barrières qui, complétées par la présence de forces de police comme ce fut le cas samedi empêchent l’accès à la route longeant le canal des Dunes et menant au site proprement dit du Clipon.
Etant donné que cette zone appartient au port autonome de Dunkerque, Jean Sename, le président de l’ADELFA et responsable du collectif « Sauvons le Clipon », a écrit une lettre au directeur pour lui faire part de la volonté d’organiser la manifestation sur la plage de l’avant-port Ouest.
La Ducasse publique maritime sur le domaine public maritime
En retour, Jean-Claude Terrier a indiqué qu’il n’était pas question d’autoriser la venue de véhicules dans cette zone quand bien même nous les mettions le long de la route d’accès indiquant car il s'agissait d'une propriété oubliant que nombre de personnes - promeneurs, ornithologues, kitesurfeurs, promeneurs,... - s'y rendent sans se voir empêchés
Face à cet accès empêché, un militant souligne à raison que si le projet de terminal méthanier se concrétise c’est l’ensemble de l’accès à la partie portuaire proprement dit qui sera rendu très difficile voire foncièrement impossible d'où le nom donnée à la manifestation festive et revendicative.
En effet, le terme de ducasse publique maritime est la fusion de l'aspect festif d'une ducasse usuelle et s'apparente au domaine public maritime. On retrouve nombre d'interrogations présentes déja dans La digue soit le film que Frédéric Touchard a consacré à la zone comprise entre l'écluse Charles de Gaulle et l'avant-port ouest et surtout aux différents usages qui en est fait.
Economie et environnement
Plus sûrement, les discussions intervenues à l'occasion de cette manifestation me font penser tout à la fois au film Pollutions de Frédéric Vermeesch et Nicolas Olek sur le rapport des habitants à l'environnement industriel du littoral ainsi qu'à l'ouvrage de Jean Rolin, Terminal Frigo, dont une part significative se passe dans la zone portuaire dunkerquoise.
Le sentiment général des plus de 200 manifestants était que le possible quatorziéme site seveso représentait la poursuite d'un mal-développement et ne constituait pas, bien au contraire, une plus value pour réorienter l'économie dunkerquoise notamment portuaire vers des secteurs d'activités moins consommateurs de ressources fossiles et moins générateurs de risques.
De là sorte, l'affluence ne fut pas étonnante de même que l'intérêt des visiteurs quant aux numéros de Grains de sel par l'ADELFA ainis que les cahiers d'acteurs utilisés dans le cadre de la commission particulière du débat public notamment celui écrit par les Verts de la région dunkerquoise.
Enterrement symbolique de la plage
Comme indiqué dans la programmation de la ducasse publique maritime, un enterrement symbolique de la plage fut effectué. Etant donné que les barrières empêchaient le passage de véhicules mais pas celui de piétons, les représentants de Surfrider Foundation Europe menèrent les manifestants en procession jusqu'au bord de la mer du Nord.
La minute de silence effectué était non pas le renoncement à toute action bien au contraire mais simplement pour prendre date pour l'avenir dans le suivi de ce dossier.
A suivre.
post-scriptum : l'image illustrant cette présente note de blog est issue de l'article « Sauvons le Clipon : une procession sur la plage pour dire " non " au terminal méthanier » paru dans la Voix du Nord.
samedi, 17 mai 2008
La ducasse publique maritime contre le projet de terminal méthanier au Clipon

La ducasse publique maritime contre le projet de terminal méthanier du site du Clipon organisé par le collectif Sauvons le Clipon se tiendra aujourd’hui de 15 h à 17 h à proximité de l’écluse des dunes dans la partie ouest de l'espace portuaire de Dunkerque à la jonction de la digue du Break et du début du canal des dunes.
A suivre.



