mardi, 03 avril 2007
La question fiscale, c'est politique !
Dans le numéro du mois d’avril d’Alternatives Economiques lu ce week-end, il y était fait mention de la suite qui fut donné par ce mensuel économique avec le concours de la République des Idées et de Libération avec un appel « Pourquoi nous consentons à l’impôt » soit en fait une pétition contre la démagogie fiscale paru dans son numéro du mois de février.
Ce texte fut envoyé aux différents candidats impliqués dans la campagne présidentielle de ce printemps et la rédaction de ce mensuel a demandé à ces derniers de leur envoyer un texte indiquant la place qu’ils comptaient voir à l’impôt progressif dans le système fiscal et social français.
Les candidats se voyaient appelés à détailler les réformes qu’ils souhaitaient éventuellement apporter aux impôts de cette nature. Les réponses ainsi apportées par ces derniers permettent de différencier le plus les divers candidats et de dessiner les projets de sociétés que ceux-ci entendent mener.
Toute discussion fiscale est par essence politique à savoir le cadre d’échanges de prises de position quant à la répartition de l’effort fiscal au sein de la population ainsi que relativement aux projets menés à l’aide du budget fourni par les taxes et les impôts.
Dans les débats sur la politique fiscale les adversaires de l’impôt progressif utilisent continuellement tel un chapelet le terme de « charges sociales » omettant largement que les sommes fournis par les entreprises et les citoyens contribuent au bien être de ces derniers.
Il ne s’agira pas de ma part d’affirmer que le haut niveau des prélèvements obligatoires a pour corollaire Une meilleure qualité des services offerts aux usagers. Mais on ne saurait escompter que le nombre de pauvres, la précarité,… diminuent parallèlement aux impôts.
Les cotisations sociales ne sauraient en aucun cas constituer un gouffre. C’est une contribution à la bonne marche de la société via les interventions de l’Etat et des collectivités locales et à la pérennité de la cohésion sociale. Voir notamment les conséquences du retrait de l'Etat relativement au financement des associations d’insertion.
Dans ce cadre ces discussions ne manquent pas d’avoir des incidences relatives au transfert de compétences entre l’Etat et les collectivités locales. Voir les débats ayant eu cours au niveau des collectivités territoriales et ici sur le littoral à savoir ce qui se produit au niveau notamment de la commune et de la communauté urbaine de Dunkerque.
Jeudi 29 mars, la salle principale de la salle communautaire fut le cadre de discussions avec pour cœur l’adoption du budget primitif à savoir la conséquence du débat d’orientation budgétaire intervenu en février. Les impôts locaux sont injustes dans leur calcul car pésant lourdement sur les bas revenus. La droite et l’extrême droite portent une inflexion sécuritaire sur le plan politique et libérale sur le plan économique.
Le mensuel ne manque pas de souligner que la fraude fiscale serait minimum de l’ordre de 2,3% du PIB. Alors que le gouvernement Villepin souligne à longueur de discours qu’il se bat pour les plus humbles la réalité va à l’encontre de cette idée. Contrairement aux idées véhiculées, la droite ne saurait apparaître comme la parangon de la bonne politique économique.
Comment pourrait-on au regard de l’action de la droite depuis 2002 considérer ainsi ? son action a concilié tout à la fois une croissance faible et inférieure à la moyenne européenne (différente en cela de ce qui intervenut sous la gouvernement de la gauche plurielle entre 1997 et 2002), une hausse des déficiits publics et de la dette publique mais aussi avec une montée du chômage. Le gouvernement fait du bidouillage de chiffres au point même de se voir taper sur les doigts par Eurostat
A suivre.
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